Les PCD 2017 limités

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Lors de l’assemblée générale de l’APC d’Aïn El Hammam, qui s’est déroulée lundi dernier, sous la présidence du maire Lyazid Ould Taleb, le budget primitif a été voté par la majorité des membres présents.

Le P/APC a saisi cette occasion pour informer l’assemblée des nouvelles dispositions concernant les plans communaux de développement (PCD), dont le budget est réduit comme une peau de chagrin, concernant l’année 2017. Selon Mme Ben Matouk, vice présidente de l’APC d’Ain El Hammam, «une instruction émanant de la wilaya, fixe les dépenses dans ce cadre à 15 millions de dinars». L’APC ne doit donc, suivant les «nouvelles règles», prévoir aucun nouveau projet. L’an prochain, elle devra donc se limiter à terminer les anciens projets en cours, dont les AP (autorisation de programme) sont insuffisantes. Toujours selon notre interlocutrice, cette enveloppe sera débloquée en deux tranches. Ce n’est qu’une fois que la première, d’un montant de 10 millions de dinars, est consommée, que la seconde sera mise à notre disposition. Une seule concession est, cependant, possible s’agissant de l’assainissement dont certains cas relèvent de l’urgence. Il faut reconnaître qu’une telle somme est jugée insuffisante même pour les petites communes. Il sera davantage plus difficile à une APC comme Ain El Hammam de faire face à la demande d’une population estimée à vingt quatre mille habitants, disséminée dans vingt quatre villages. Il ne sera pas, non plus, aisé à la commune aux ressources très limitées pour ne pas dire très faibles, de faire face aux besoins des habitants. Les nombreux citoyens ayant érigé leurs constructions en dehors des agglomérations doivent donc attendre de meilleurs jours pour voir la réalisation de certains aménagements, tels que les accès vers leurs habitations, les dallages, et autres. Notons qu’habituellement, l’APC fait appel aux comités de villages pour une répartition équitable des PCD. Chaque responsable de bourg arrive à la réunion programmée à cet effet avec une liste d’insuffisances dont la mairie se charge suivant l’ordre des priorités. Ce qui ne sera pas le cas l’an prochain.

A. O. T.

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