Plusieurs citoyens du village Draâ Lakhmis, relevant de la commune de Bouira, ont organisé, dans la matinée d’hier, un sit-in devant la mairie de Bouira, pour protester contre la fermeture du principal chemin communal reliant leur localité à la RN5, par un propriétaire d’un terrain. D’après les protestataires, pas moins de 200 familles se retrouvent prises en otage depuis plus d’un mois, en raison de cette fermeture. Selon-eux, le nouveau propriétaire a installé un grillage pour fermer ce passage, sous prétexte qu’il est situé sur sa propriété, et ce, bien que les anciens propriétaires du terrain en question avaient cédé cette partie aux habitants du village, depuis les années 1980. «Actuellement, nous n’avons plus de voie d’accès vers nos maisons. Le seul petit chemin est le nid d’un oued avec tous les risques encourus. Nous avons adressé des requêtes au maire, au chef de la daïra, aux services de sécurité et au wali, en vain. Nous voulons éviter la confrontation avec ce monsieur, qui jusque-là ne veut rien entendre», nous dira l’un des protestataire. Selon ce dernier, les villageois ont officiellement déposé une plainte auprès du procureur général de la cour de justice de Bouira, il dira : «Nous venons tout juste de déposer plainte contre le nouveau propriétaire, avec toute la documentation qui prouve que cette route est inscrite dans le plan d’aménagement communal». Dans une requête signée par l’ensemble des villageois et adressée aux différents responsables de la wilaya, les protestataires ont dénoncé ce qu’ils qualifient «d’atteinte à la propriété collective et aux biens de l’état». Aussi, ils réclament l’intervention rapide des responsables locaux, pour mettre un terme cette situation pénalisante. à noter qu’une délégation de protestataires a été reçue par un adjoint au maire, car le P/APC étant absent. Le même responsable s’est engagé à transmettre ce dossier aux autorités compétentes.
O. K.
