AGHRIBS Ils se dégradent de jour en jour – Les 200 locaux à l’abandon

Les 200 locaux à usage professionnel et artisanal, lancés dans le cadre du programme mis en place par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour endiguer l’hydre du chômage, destinés à la commune des Aghribs, à une quarantaine de km à l’Est de la ville de Tizi-Ouzou, sont dans un piteux état. Ces locaux ne cessent de se dégrader de jour en jour. Les jeunes de cette région qui ont bénéficié de ces structures n’ont à ce jour aucune nouvelle de leur distribution. Un des villageois affirme : «On a complètement oublié ces locaux. On attend depuis des années et on ne sait même pas ce qui se passe. Certains trouvent que le site où sont implantés ces locaux n’était pas bien choisi puisqu’ils sont loin du chef-lieu. Cependant, la distribution de ces locaux pour les jeunes de la commue pourrait créer une dynamique au profit de la commue et pourrait générer une activité commerciale appréciable». Ces locaux manquent terriblement de commodités les plus élémentaires. Aucun aménagement des voies d’accès n’a été réalisé. Mais le grand souci reste l’assainissement, l’eau potable et l’électricité. Pour sa part, le premier responsable de la commune M. Yermeche Rabah n’a pas caché son inquiétude à propos de ces structures qui se dégradent de jour en jour. «On a tout fait pour rendre ces structures opérationnelles, mais les jeunes ou les services qui allaient les occuper n’ont pas accepté à cause des manques. Même la Sonelgaz à qui j’ai proposé un local a refusé», dira-t-il. Le maire est allé plus loin en déclarant : «Les jeunes qui attendent ces locaux sont devenus des vieux. Je crains que les dégradations que subissent ces locaux n’offrent une image désolante de notre commune. Nous avons fait des démarches pour déplacer l’armée du centre culturel et de la bibliothèque communale vers ces locaux pour que ces structures recouvrent leur vocation d’origine, mais en vain». Ces 200 locaux qui datent de 2008 continuent de se dégrader d’année en année, en attendant qu’une solution soit trouvée pour permettre aux jeunes de la localité d’exercer une activité tout en atténuant un tant soit peu le chômage qui sévit dans cette municipalité qui reste l’une des plus pauvres de la wilaya. «Nous souhaiterions que des organismes décident à venir s’installer dans ces locaux pour le bien de notre commune et de nos citoyens», dira en substance l’édile communal qui fait des pieds et des mains pour que ce chef-lieu de commune acquière les commodités qui lui conféreront le statut qu’elle mérite.

Djaffar Ouigra