Comme nous l’avons annoncé dans l’édition précédente, le MDS a annoncé officiellement sa participation aux prochaines échéances électorales, législatives et locales, hier, dans une conférence de presse tenue en son siège à Alger.
«La décision de la participation n’a pas été facile à prendre», dira le coordinateur du Parti, M. Hamid Ferhi. «On a débattu de la participation et de la non participation. A la fin, la majorité a opté pour la participation (…) C’était très difficile et très ardu, mais à la fin, les camarades ont décidé de participer aux échéances électorales prochaines, législatives et locales, en privilégiant la préparation des locales». Pour le MDS, les enjeux de cette participations sont multiples, «sociaux économique» essentiellement, néanmoins, pour se faire, il est désormais nécessaire «de reconstruire le mouvement», assure-t-on. Concernant les conditions de la participation imposées par la nouvelle loi électorale, le MDS pense qu’il est la cible principale de cette mesure. «Le pouvoir a durci les conditions de participation et nous avons toutes les raisons pour penser que c’est contre nous les 4%», en rajoutant : «Pour nous, les élections ne sont pas une fin en soi, c’est un moyen de lutte et nous irons vers les citoyens et citoyennes pour recueillir les signatures nécessaires pour la participation dans toutes les wilayas. Nous comptons sur toutes les catégories avec qui nous avons lutté, les gardes communaux, les chômeurs, les collectif de jeunes et sur l’image du MDS dans la société». Le MDS, en outre, a fustigé les partis, selon lui, «dits d’oppositions». «Pendant deux ans, le MDS dit que les partis dit d’oppositions sont pires que le pouvoir lui-même et nous le répétons aujourd’hui. Ils se sont retrouvés en «bise-bise» avec lui alors que théoriquement ils sont si divergents. Des anciens chefs de gouvernement qui ont participé a la gestion du système, voire qui ont participé à assassiner des Algériens et des Algériennes, qui ont interdit les manifestations publiques, avec des éléments du parti assassin, avec un seul mot d’ordre le départ de Bouteflika en voulant tromper la société, et les voir maintenant tous accourir à participer aux élections organisées par Bouteflika». Le MDS a, cependant, écarté toute possibilité d’alliance avec les autres partis. En revanche, il a lancé un appel «aux anciens cadres déçus par leurs anciennes formations politiques pour les rejoindre (…) Nous appelons tout ceux qui partagent notre sensibilité dans la société à nous rejoindre pour organiser ensemble et affronter les prochains défis». Toujours dans le même sillage, le parti a annoncé la tenue d’une réunion des cadres la fin du mois de janvier prochain, pour étudier la possibilité d’inviter des personnalités pour former un groupement de travail» dira Hamid Ferhi, le coordinateur du parti. Le MDS, a, par ailleurs, appelé les citoyens à «prendre leurs responsabilités et élire des députés capables de former une APN qui exigera du gouvernement le retour des capitaux qui ont été sortis du pays, de créer les conditions pour le retour des Algériens et Algériennes qui ont des compétences». Combattre l’informel, la corruption, installer une économie productive et encourager l’investissement public et privé sont, entre autres, les principaux grands axes du programme du MDS, qui n’a pas hésité d’ailleurs, pour l’occasion à proposer une solution pour la fuite des capitaux : «le retrait des billets de 2000 et 1000 DA pour une reprise de la souveraineté sur la monnaie».
Kamela Haddoum.

