La localité de Boulerbah s’appelait jadis «Lazib Ben Salem», du nom de la tribu des Ben Salem qui possédait pratiquement toutes les terres de la région.
On l’appela par la suite Douar El Khaloua, El Grainia, ensuite Boulerbah. Ce nom a été attribué à la localité par un colon français, en 1959. Boulerbah se situe au pied d’une montagne qui se dresse à quelques trois cent mètres d’altitude.
Selon les croyances locales, cette montagne veille sur la localité et ses habitants. Elle compte parmi les grandes agglomérations de la commune de Djebahia. Pour y accéder, on doit emprunter la RN5 pour accéder au chemin de wilaya n°23 qui relie Boulerbah à Ain-Lazra, en passant par Lahguia, Chenaine, Hédjita et Oum-Hadjar. Elle se situe à quelques encablures de la RN5, route reliant la capitale et l’Est du pays.
Du temps du colonialisme, l’occupant français a regroupé la population dans un camp de regroupement surveillé par des soldats français. Les habitations étaient en terre et en chaume. Il y a encore cinq ans, les habitations étaient encore précaires. Mais, désormais, les constructions sont en dur, pour la plupart en R+1, car les habitants du camp de regroupement ont procédé au réaménagement de leurs taudis.
En effet, ces dernières années, la localité a bénéficié de l’aide de l’Etat dans le cadre du RHP. Les bénéficiaires ont déjà achevé les travaux, mais il en reste encore quelques-uns qui s’attèlent à parachever leurs logements. Sur le plan des infrastructures de l’éducation, l’agglomération est dotée d’une école primaire et d’un CEM, base 3 «Frères Rahmani».
Ce dernier, qui accueille actuellement 372 élèves, reçoit, en plus des élèves Boulerbah, ceux de Lahguia, d’Oualbane et de Chenaine. L’école primaire, quant à elle, accueille l’ensemble des élèves de la localité. Concernant les structures de soins, Boulerbah dispose d’un centre de santé où les habitants des localités limitrophes de l’agglomération y sont, également, reçus.
Cependant, il fonctionne avec une seule infirmière et un médecin qui assurent les visites médicales, deux fois par semaine. Sur le plan des commodités, le village est raccordé aux réseaux du gaz et de l’électricité. Mais, le réseau de l’éclairage public y est défectueux. Selon les déclarations des citoyens rencontrés dans le village, certains lampadaires ne s’allument pas, principalement, à cause de lampes défectueuses.
Conséquemment, hormis quelques rues partiellement éclairées, durant chaque nuit, la localité se retrouve dans l’obscurité. Quant à l’eau potable, l’agglomération est alimentée à partir d’un château d’eau réalisé il y a de cela quelques années. Les citoyens déclarent que leur localité n’a pas encore bénéficie du programme de l’alimentation en eau potable à partir du barrage de Koudiat Acerdoune, comme c’est le cas pour le chef-lieu communal.
Le réseau routier sérieusement dégradé
Le réseau routier est sérieusement dégradé au niveau de ladite localité. En effet, dès qu’on quitte le chemin de wilaya pour accéder à la route principale du village, la situation se corse. Le bitume a carrément disparu et la voie d’accès ressemble plus à une piste qu’à une route. C’est la même situation, pratiquement, au niveau de toutes les ruelles du village.
Elles sont toujours à l’état de piste. En temps pluvieux, les rues sont boueuses. Les nids de poules, les crevasses, les flaques d’eau et la boue font le décor des routes. Les eaux de pluie, qui coulent le long de la chaussée, ont provoqué des sillons, faute d’un système de canalisation pour drainer ces eaux de pluie. Quant au CW 23, il n’y échappe pas et commence à se dégrader sérieusement, lui aussi.
Les infrastructures de jeunes font cruellement défaut
Par ailleurs, et sur le plan des infrastructures sportives, ces dernières sont quasiment inexistantes. Il n’existe qu’un seul et unique terrain vague aménagé par les jeunes de la localité. Un éducateur sportif, en l’occurrence Grine Laid, a consacré du temps et des moyens pour aménager ce terrain.
Cet éducateur, grâce à ses propres connaissances, a entamé des travaux de nivellement et de terrassement de l’endroit destiné à l’aire de jeu de fortune. C’est ce qu’ont confié des jeunes de la localité rencontrés sur les lieux.
Soulignons que l’entreprise «Cosider» a mis ses engins à la disposition des jeunes de la localité, pour aménager cette aire, où des rencontres sportives, notamment footballistiques, s’organisent. Ceux qui aiment la natation et les arts martiaux se déplacent dans la commune de Kadiria, la ville la plus proche de leur agglomération.
La jeunesse de Boulerbah rêve d’un stade de football digne de ce nom, ou du moins d’un terrain de proximité pour pratiquer le sport. Les responsables locaux devront songer à la réalisation d’infrastructures d’accueil pour les jeunes, car ces derniers ont en ont grandement besoin.
A. B.
