Manifestement, après la longue disette de la pluviométrie, la nouvelle année 2017 s’annonce plus prometteuse. Après le froid mordant et une pluie abondante en ce début de semaine, le verglas s’installe et prend place dans le décor. En effet, depuis quelques jours, la circulation routière est devenue périlleuse en certains endroits, notamment dans les patelins nichés en haute montagne. Les localités d’Akfadou et Chemini font face à cet invité «surprise». Et pour cause, le verglas, qui est un dépôt de glace compacte et lisse, généralement transparent, provenant d’une pluie ou d’une bruine d’eau en état de surfusion, qui se congèle en entrant en contact avec une surface solide dont la température est inférieure à 0 °C, couvre pratiquement tout le réseau routier desdites localités. Les longues nuits noires et froides enregistrent des températures qui descendent en dessous de 0°C. Les villages d’Imaghdacene, Aourir, Ait Allouane, Zioui, Ait Soula, Semaoune, Takhlidjt… se réveillent chaque matin avec en prime une couche de verglas. Cette fine couche glacée reste dangereuse à bien des égards. Elle l’est autant pour les usagers des routes que pour les piétons. La prudence reste cependant de mise sur les routes. De faibles précipitations verglaçantes peuvent encore se produire, et l’absence de moyens de dégel accentue davantage les risques de glissade et d’accidents de la route. «L’eau tombe et se transforme tout de suite en verglas. Chaque matin, c’est une véritable patinoire qui couve notre village. Les nuages de bruine verglaçante conjuguée avec un épais brouillard compliquent amplement la tâche et pour les piétons et pour les usagers de la route», nous dira un automobiliste du village Imaghdacene, relevant de la commune d’Akfadou.
Bachir Djaider
