Les villageois d'Ath Oualvane interpellent le maire

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Les membres du collectif des villageois d’Ath Oualvane, relevant de la commune de Saharidj, ont fait part de leur colère et inquiétude face au retard mis pour la prise en charge de certains points urgents figurant dans leur plateforme de revendications. Une plateforme qu’ils disent avoir remis aux autorités locales, lors de leur rencontre avec le chef de daïra de M’chedallah et le président de l’APC par intérim de Saharidj, le 15 du mois courant. Pour rappel, la réunion a eu lieu le jour même de la fermeture du siège de l’APC par ces villageois en guise de protestation contre la dégradation galopante de leur cadre de vie et des infrastructures d’utilité publique. En effet, dans la copie du procès verbal, qui a sanctionné cette rencontre, dont une copie nous a été remise, il est mentionné la prise en charge des points cochés dans leur plateforme de revendications, au nombre de 8, par ordre de priorité et selon l’urgence. Dans le même PV, il est, également, fait état de l’engagement du maire intérimaire de solutionner le dérèglement des rotations d’enlèvement d’ordures, à cause de la défaillance des éboueurs, et le problème de l’éclairage public. Ce dernier est non seulement inopérant depuis plus d’une année au niveau dudit village, mais il comprend de dangereux court circuits. Malheureusement, et à ce jour, ces deux cas jugés «extrêmement urgents» ne sont pas pris en charge. Ceci malgré le fait que ce collectif ait pris attache avec le P/APC intérimaire, à plusieurs reprises, pour lui rappeler ses engagements, mais en vain. En désespoir de cause, les mêmes représentants des villageois se sont présentés au siège de la daïra, lundi dernier, pour une brève rencontre avec le chef de daïra auquel ils ont rendu compte du retard mis pour la prise en charge de leurs revendications. Ce responsable a promis, d’après nos interlocuteurs, une sortie sur le terrain d’une commission technique dans les jours à venir, sans toutefois préciser de date. Ces mêmes villageois font part, en parallèle, d’une non moins dangereuse vétusté de la ligne électrique de distribution de basse tension dont les câbles, dilatés et vétustes, survolent plusieurs habitations de Ath Oualvane. Ils soulignent également l’urgente nécessité de la reprise de cet ouvrage, réalisé en 1981, en torsadé, pour éloigner le danger de ces files usés suspendus «au dessus de leurs têtes». Ce problème est à l’origine de multiples et fréquents courts-circuits qui se manifestent à la moindre perturbation climatique et crée, de ce fait, la panique. Pour rappel, un court-circuit est survenu la semaine écoulée au village mitoyen Aggach et s’est résulté par l’électrocution de deux brebis qui passaient à proximité d’un pilon en plein milieu du village. L’éleveur de ces bêtes, lui, a échappé de justesse à une mort certaine. Cet incident a provoqué une psychose dans toute la commune, sachant que, excepté le chef-lieu de commune dont une partie de la ligne de distribution a été reprise en torsadé, le reste des villages est toujours alimenté par des lignes de distribution en câbles nus. Notons enfin que toutes nos tentatives de joindre le maire intérimaire, pour recueillir sa version des faits ont été vaines.

Oulaid Soualah

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