La rencontre sur l’évaluation des résultats scolaires dans les établissements du moyen, tenue lundi dernier à la bibliothèque centrale de la ville, a levé le voile sur beaucoup de manquements dans le secteur de l’éducation dans la wilaya.
En effet, lors du débat qui a suivi la présentation des résultats du premier trimestre et ceux de l’examen du BEM 2016, beaucoup de révélations ont été faites. Ainsi, le directeur du CEM Dahous, dans la commune de Maala, a déclaré devant l’assistance qu’au niveau de cet établissement, certains enseignants affectés sur place n’ont pas encore rejoint leurs postes de travail, après 70 jours du début de la rentrée scolaire. Dans ce CEM, des cours n’ont, donc, pas été dispensés pendant plus de deux mois. C’est là un retard énorme qui ne peut pas être rattrapé, compromettant, ainsi, les chances de réussir des élèves. Un des intervenants fera aussi savoir que certains enseignants et encadreurs rechignent à l’idée de rejoindre un établissement situé dans une région éloignée. Toujours sur le plan de l’encadrement, il a été fait état d’un déséquilibre dans la répartition des postes d’adjoints d’éducation. En effet, certains établissements se retrouvent parfois avec des sous effectif, tandis que d’autres enregistrent un surplus d’encadreurs. Pour sa part, le directeur de l’éducation, M. Bouziane, fera savoir que plus de 159 heures de soutien n’ont pas été utilisées. L’établissement qui a le mieux travaillé n’a pu assurer que 44 heures de soutien, précise-il. A propos des visites des inspecteurs au niveau des CEM, ledit directeur indiquera qu’au niveau de deux daïras, qu’il ne citera pas, il a été enregistré 25 visites dans certains collèges. Dans d’autres, il y en a eu seulement 6. De ce fait, le DE a suggéré à ce que les visites des inspecteurs soient multipliées et leur fréquence soit revue à la hausse. Il ira jusqu’à proposer une sorte de «débarquement» des inspecteurs au niveau des collèges à travers la wilaya.
D. M.

