M’Chedallah – Virée au marché hebdomadaire…

Une virée au marché hebdomadaire de M’Chedallah, mardi dernier, jour de sa tenue, renseigne sur la flambée de la mercuriale. En effet, même si les étals étaient achalandés et pourvus en fruits et légumes, en revanche les prix affichés étaient, de l’avis de beaucoup de clients, « exorbitants ». Les chefs de familles ont constaté surtout la hausse des prix de la pomme de terre au niveau de ce marché, le plus important de la région, où elle affichait « sans vergogne » des prix oscillant entre 55 et 65 DA/kg. Ce n’est, malheureusement, pas le seul légume qui a vu ses tarifs tirer vers le haut. L’oignon s’est également renchéri en caracolant entre 50 et 65 DA/kg. Dans le même sillage, les carottes sont cédées à 50 DA/kg enregistrant une légère baisse par rapport aux jours précédents, où elles coûtaient entre 70 et 100 DA/kg. La courgette et les poivrons coûtent tous deux 120 DA/kg. Les pois donnent le tournis avec 150 DA/kg. Le piment « pique » à 140 DA/kg. Quant à la tomate, laquelle a défrayé la chronique ces derniers jours avec des prix défiant toute logique, valait mardi passé pas moins de 160 da/kg. Les choux-fleurs et la laitue affichaient 70 DA/kg sur les ardoises. Les fèves, légume de saison, valaient au marché hebdomadaire de M’Chedallah pas moins de 100 DA/kg. Et pour conclure, cette liste non exhaustive des prix des légumes, les artichauts et les navets coûtent 80 DA/kg. Pour leur part, les fruits sont plus ou moins accessibles avec les oranges qui sont cédées entre 100 et 160 DA/kg et la mandarine entre 100 et 140 DA/kg. Cette flambée des prix de la mercuriale a « dérouté » bon nombre de clients présents sur le marché en peinant à remplir leur couffin. « C’est déplorable à voir tous ces prix inaccessibles des fruits et légumes. Alors que notre pouvoir d’achat ne cesse de dégringoler, voilà que la cherté des produits alimentaires survient comme pour nous achever », déplore un père de famille rencontré au marché. Pour leur part, les marchands officiant au niveau de ce marché n’avaient qu’une seule explication à toute cette flambée laquelle était due, selon leurs dires, « aux dernières intempéries qui ont empêché les paysans de récolter les maraîchages au niveau des différentes exploitations agricoles ». Un argument qui ne tient pas la route pour les ménages, qui accusent ces derniers de « vouloir s’enrichir sur leur dos ».

Y. Samir