Les dernières intempéries, accompagnées de fortes chutes de neige, ont vite fait de « ranimer » les différents cours d’eau qui coulent, entre autres, dans la vallée du Sahel. Une région située à l’Est de la wilaya de Bouira. À l’image de l’imposant oued Sahel, qui est l’un des affluents de l’oued Soummam, lequel a vu le niveau de ses eaux augmenter considérablement, ces derniers jours, suite à une forte crue qui n’est pas près de s’estomper. Alors qu’il y a quelques semaines seulement de cela, cette rivière était presque à sec, où un long filet d’eau, glauque et bleuâtre, coulait doucement dans le lit qui offrait plutôt un décor lugubre et désertique. A présent, et comme par magie, cet oued s’est « réveillé » avec véhémence en nettoyant et emportant les saletés et les déchets qui s’accumulaient sur ses rivages et ses berges. Effectivement, les flots ont « assaini » cette rivière dans un toilettage que seule Dame nature connaît le secret. Dans le même ordre d’idées, il est à relever que l’augmentation du débit de ce cours d’eau, qui fut autrefois pérenne, est rendue possible grâce à la fonte des neiges qui sont tombées sur les hauteurs de la chaîne montagneuse du Djurdjura, qui surplombe la région de la vallée du Sahel. La fonte de la poudreuse, tombée densément ces derniers jours, apporte son lot de bienfaits à la région, avec le renforcement des différentes sources qui sourdent des entrailles du Djurdjura ainsi que les différentes rivières qui prennent origine de ses contreforts méridionaux. Par ailleurs, avec le retour des crues dans l’oued Sahel, les échassiers qui écumaient les étangs de cette rivière ont vu leur nombre décupler, car les crues apportent avec elles des poissons, des batraciens et autres insectes aquatiques dont ils se nourrissent. Ainsi, il est relevé la présence des oiseaux migrateurs, à l’exemple des cigognes, aigrettes bleues et blanches, en sus des oiseaux locaux qui écument la région.
Y Samir
