S. Ait Hamouda
À l’approche des élections législatives, c’est le branle-bas de combat, c’est la mobilisation pour les candidatures et les propensions à la députation. Il serait de bonne guerre de se présenter à ces élections, même sans être sûr de les remporter.
Pour ce faire, l’aval de ses amis ou compères d’un parti quel qu’il soit est la condition sine qua non pour figurer au bon endroit sur une liste. Les partis sont tous pour les législatives… Même la majorité de ceux qui se disent ne pas trop y croire, sont pour la participation.
C’est ce qu’on appelle l’opposition. Cependant, ils ne font que semblant d’être dans ce qui est réellement considéré comme le contre-pouvoir. Il n’est point d’opposition que d’apparence et pourquoi ? Parce que la démarche nécessite, d’une part, beaucoup de tact, et d’autre part, la certitude d’être sûr de remporter ne serait-ce qu’un siège.
Le texte de loi légiférant sur ce scrutin « propose de codifier la répartition des sièges dans le cas où aucune liste n’aurait obtenu le seuil minima de voix fixé lors des élections législatives et locales». Le projet énonce également « des dispositions en vue d’astreindre les candidats au respect de leur programme durant la campagne électorale, et de prévenir le nomadisme politique parmi les députés et les membres du Conseil de la Nation ».
« Le même texte garantira la mise à disposition des listes électorales au profit des candidats et des partis politiques concernés ainsi que de la Haute instance indépendante de surveillance des élections ». Il n’en demeure pas moins que le nomadisme est une constante chez nos politiques. Opportunismes, finasseries et fourberies sont l’alpha et l’oméga de nos personnels politiciens, non politiques, et qu’ils gagnent un poste ce n’est certainement pour leurs électeurs, c’est pour eux et rien que pour eux. Et de plus, les salaires des élus sont faramineux, surtout en ces temps de dèche.
Ceux qui travaillent pour l’Algérie et pour leurs électeurs se comptent sur les doigts d’une seule main. Car la sincérité n’existe assurément pas en politique politicienne. Il n’y a que les coups bas, les trahisons, et les promesses non-tenues à profusions. Les votants ne se feront pas avoir cette fois-ci car ils seront nombreux à dire : «Nous nous souvenons de vos délires, merci, ce sera pour une autre fois…peut-être».
S. A. H

