Le wali de Béjaïa, Mohamed Hattab, juge que les efforts de la wilaya en matière d’alimentation en eau potable sont en deçà des besoins exprimés par les populations.
Le chef de l’exécutif de la wilaya estime que «la situation du secteur de l’hydraulique connaît un retard énorme». Cela, a-t-il soutenu, au moment où la possibilité de lancer de grands projets existe. «Au niveau de la wilaya de Béjaïa, on n’a pas pu exprimer les vrais besoins des citoyens. Il n’y a pas eu de diagnostic pour cerner les problèmes réels ressentis au niveau local. À ce jour, aucune commune n’est alimentée en eau potable en H24», constate le wali. Partant de ce constat, le wali compte bien y remédier en prenant quelques mesures urgentes. Ainsi, sur son invitation, de hauts cadres du ministère des Ressources en eau ont séjourné dernièrement à Béjaïa à l’effet d’améliorer la situation du secteur localement. Dans ce cadre, indique la cellule de communication de la wilaya de Béjaïa dans un communiqué, il a été décidé de lancer, sans tarder, un projet d’extension de la station de traitement du barrage de Tichy Haf pour un volume supplémentaire de 100 000 m3/j, et ce pour prendre en charge l’AEP des communes sud et les extensions projetées le long du couloir. Une autre mesure a été également prise lors de cette rencontre portant réhabilitation de la conduite Ø700 mm alimentant Béjaïa à partir de la source de Bordj Mira, à l’intérieur de l’Oued Agrioune sur 5 kms. Présent à la rencontre, le chef du projet portant réhabilitation de la conduite AEP alimentant la ville de Béjaïa a été autorisé à prendre en charge la réhabilitation de la conduite de la rue Tifraoui (Arrière Port) et la déviation de la conduite Ø600 mm située à l’intérieur de l’aéroport. Par ailleurs, il a été décidé de mettre en place une commission technique de suivi du projet de réhabilitation, subdivisée en quatre lots pour 23 secteurs. «La commission sera composée de la DRE, ADE, ONA, APC, Sonelgaz, PTT et DTP et veillera à la sécurité de chantier, assistance à l’entreprise et à la remise en état», précise-t-on. Quant au directeur de l’unité ADE de Béjaïa, poursuit la même source, celui-ci «est chargé d’accélérer la procédure de transfert de gestion de cinq communes, dont le dossier a reçu l’aval de sa tutelle. Il est chargé aussi de lancer le diagnostic des communes gérées par les régies communales, en vue de leurs transferts ultérieurs et surtout les chefs-lieux de communes». Pour sa part, l’administration centrale du ministère est chargée, lit-on dans le communiqué, «d’intégrer à l’avenir, sur ses programmes centralisés, la prise en charge de la station de dessalement de l’eau de mer d’une capacité de 100 000 m3/j, la réalisation du barrage de Lazib Timizar pour l’AEP des 4 communes ouest de la wilaya, la réalisation d’une station de traitement de l’eau du barrage Ighil Emda pour l’AEP de Kherrata, le financement à court terme des opérations d’amélioration de l’AEP à travers les communes dans le cadre du FNE, estimé à 1,2 milliard de DA et à moyen terme à 1,3 milliard de DA dont 300 millions de DA destinés à la réhabilitation, développement et équipement de forages existants. Aussi, intervenir pour prendre en charge la réévaluation de deux opérations intitulées : Réalisation des ouvrages aval du système d’AEP du couloir Tichy Haf-Béjaïa (3ème tranche) et la réalisation de l’AEP des 6 communes sud de la wilaya». En ce qui concerne les nouveaux pôles urbains en réalisation, dont les besoins en AEP est de 6 milliards de DA et en assainissement de 7,5 milliards de DA, apprend-on de la cellule de communication de la wilaya, «le directeur central de l’AEP du ministère des Ressources en eau prendra contact avec les deux ministères, à savoir Habitat et Finances, pour voir la possibilité d’inscription de ces opérations sur un programme spécial».
Dalil S.

