Une coupure d’électricité et tout s’arrête à la poste

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Pour la énième fois, l’agence postale d’Aïn El Hammam n’a pas pu satisfaire les nombreux clients qui s’y sont présentés, jeudi dernier, faute d’électricité. Les usagers y arrivent et en ressortent immédiatement déçus et mécontents. À l’intérieur, seule la lumière solaire éclaire les lieux alors que les nombreux micro-ordinateurs des guichets affichent un écran noir. Ce jour-là le hasard a voulu que le boulevard sur lequel est située la structure d’Algérie Poste, soit privé d’électricité pour des raisons d’entretien par la Sonelgaz. Ce genre d’aléas qui arrive fréquemment, en zone rurale, ne doit pas pour autant perturber les services étatiques que les responsables doivent doter de générateurs pour assurer la continuité du service. Malheureusement, la même situation revient, hiver comme été, à chaque coupure de courant. Pourtant, la poste de Michelet possède ce grand groupe électrogène qui a servi, pendant longtemps, avant d’être mis au rébus, nous dit-on. Renseignements pris, il semblerait que la machine attend d’être réparée, suite à une panne qui dure depuis des années. Ce qui ne manque pas de pénaliser les usagers dès qu’une coupure électrique intervient. Contrariés, les citoyens ne cessent de rappeler qu’«avec ses rentrées d’argent, Algérie Télécom devrait être en mesure de débourser quelques milliers de dinars pour remettre en état son matériel». Tout autant que l’outil informatique et autre, ce genre d’équipement ne doit pas être la cause du renvoi des clients désireux d’effectuer des retraits de fonds, jusqu’à la semaine prochaine. En ville, les particuliers ne semblent pas importunés par cette situation à laquelle ils se sont préparés depuis longtemps. Comme de coutume, dès que le courant est coupé, les commerçants sortent leur groupe électrogène pour palier cette défection. Le long des rues, on entend le vrombissement des moteurs chez les bouchers, les boulangers, les médecins et même chez les coiffeurs. Ce qui est loin d’être le cas à Algérie Poste dont les employés n’ont pu s’occuper que du courrier et de menues tâches en attendant la fermeture. Une journée passée «à blanc» pour les usagers et un manque à gagner pour Algérie Télécom, en cette période de disette.

A. O. T.

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