Le secteur de l’hydraulique dans la commune d’Ighil Ali est confronté à des écueils de taille qui font que l’eau potable devient une denrée rare dans certaines localités éloignées du chef-lieu communal, distant de 93 kms de Béjaïa. En effet, le précieux liquide a du mal à couler dans les robinets des foyers de quelques villages, à l’instar de Belayel, El Kelaâ et Ath Serradj. Ces villages sont alimentés essentiellement à partir des puits et des captages de sources d’eau potable, lesquels ont néanmoins un faible débit. De ce fait, le remplissage des réservoirs met du temps, d’où la rareté de l’eau dans les réseaux de distribution. Et en dépit de tous les efforts qu’ont fournis les collectivités locales pour l’amélioration de ce volet et la satisfaction de la population de la municipalité en eau potable, il subsiste encore des insuffisances dues au manque de moyens financiers notamment et au nombre limité de forages réalisés jusque-là! Néanmoins, l’on ne jure localement que par ce projet de raccordement de la municipalité aux eaux du barrage de Tichi Haf lequel représente pour les collectivités l’unique solution pour en finir une bonne fois pour toute avec la pénurie chronique de l’eau potable. L’étude parcellaire a été effectuée pour l’acheminement de la conduite principale vers cette localité, a-t-on appris et l’on attend la mise en œuvre de ce projet qui tient à cœur toute la population. Par ailleurs, dans l’objectif de renforcer, dans la mesure du possible, le volet de l’alimentation en eau potable dans la commune, l’APC d’Ighil Ali a acquis et installé, dans le cadre du budget de wilaya 2016, deux groupes électrogènes pour, respectivement, une station de reprise et un forage situés à Allaghane près de l’oued Sahel. Les équipements en question ont nécessité une enveloppe financière globale de l’ordre de 5 417 100. 00 DA. Dans le même sillage, la rénovation de la conduite du même forage a mobilisé une cagnotte de 1 102 00. 00 DA, informe le P/APC.
S. Y.
