Des centaines de foyers, situés à travers les villages et localités d’El Flay, attendent depuis de longues années un hypothétique raccordement au réseau électrique.
«Nous avons recensé 20 quartiers non électrifiés», confie M. Agad, premier magistrat de la commune, tout en déplorant le fait qu’aucune opération d’extension n’a été inscrite au profit de la commune depuis d’année 2001. «Les quartiers non électrifiés sont dispersés aux quatre coins de la commune. La plupart de ces habitations sont des constructions érigées dans le cadre du programme de l’habitat rural, financé par le fond national du logement», informe l’édile communal.
Le maire rappelle que l’inscription d’un projet d’extension du réseau, pour toucher les localités excentrées, était à l’ordre du jour en 2014. «Nous avons élaboré des fiches techniques pour tous les quartiers concernés. Le coût du projet est estimé à 65 millions de DA. Hélas, le dossier transmis aux services de la DME est resté lettre morte à ce jour», déplore le P/APC, en interpellant, au passage, les pouvoirs publics pour prendre en charge ce problème.
Gagnés par la lassitude après de longues années d’attente, les infortunés villageois ont fini par recourir aux solutions de fortune. «C’est le règne de la débrouille», se lamente le maire. «Les branchements illicites pullulent un peu partout. Les gens suppléent l’absence de l’État en bricolant des lignes provisoires», témoigne un citoyen du village Izghad. «Heureusement que la solidarité entre voisins n’est pas un vain mot, mais une valeur sûre.
Pour autant, l’État se doit d’assumer ses responsabilités, car cette situation ne peut pas durer une éternité», clame un retraité du quartier Bouhadad, confessant ne devoir son salut qu’à la générosité d’un voisin. Tout aussi désappointés, des résidants du quartier Zekkoudh, dans le prolongement du périmètre urbain, lancent un cri d’alarme : «Les pouvoirs publics doivent se pencher rapidement sur notre cas, car nous n’avons que trop attendu. Nous ne demandons que des branchements en bonne et due forme, pour en finir avec ces raccordements de fortune, lesquels ne sont ni commodes, ni dénués de risques», diront-ils à l’unisson.
N. Maouche

