Le quartier Ikhalfounène qui appartient au grand village d’Igdouérène est situé de l’autre côté du chemin communal reliant le chef-lieu à la RN68, plus exactement à Tamdikt via le village de Bouhadj.
Il se trouve ainsi non seulement isolé des autres habitations dudit village mais il n’est desservi que par un étroit chemin muletier. «Notre hameau a été, jusqu’à maintenant, isolé alors qu’il n’y a que trois cent mètres qui le sépare du chemin communal», nous déclare ce vieux villageois tout en nous expliquant que le problème qui avait persisté était que toutes les parcelles qui séparent le hameau de cette principale voie de communication appartiennent aux familles vivant de l’autre côté de la route et qui ont toujours refusé qu’on élargisse l’étroit sentier qui ne permet le passage qu’à une seule personne. «Nous avions construit nos demeures en transportant les matériaux de construction sur nos épaules ou à dos d’âne sur toute cette distance de plus de trois cent mètres alors que chaque jour que dieu fait, nous sommes également contraints de porter nos sacs de provisions ou les bouteilles de gaz sur nos épaules et vous imaginez cette pénible corvée au quotidien sans parler de nos véhicules que nous abandonnons sur le chemin communal, loin de nous», ajoute un autre jeune dudit hameau qui participe à l’ouverture de la nouvelle piste. Etaient également présents sur les lieux du chantier, plusieurs jeunes du village «Igdourène», mobilisés à cet effet par le nouveau comité du village. «En tant que membre du nouveau bureau du comité du village, nous avons décidé, dès notre installation à régler définitivement ce problème qui a toujours empoisonné la vie du village en demandant aux propriétaires des parcelles environnantes d’accepter la réalisation d’une piste de trois mètres de large sur leurs terres d’autant plus qu’il est inacceptable et inimaginable qu’en 2017, des familles ou tout un hameau de plusieurs dizaines de familles restent isolées et qu’elles ne puissent pas accéder aux routes principales le plus rapidement possible», nous déclare notre interlocuteur tout en ajoutant que sans la réalisation de cette piste, son alimentation en gaz naturel ne peut s’effectuer comme tout le village. Pour sa part, ce vieil homme qui regarde les jeunes travailler, trouve énormément de difficultés pour arriver jusqu’au chemin communal sans l’assistance de ses enfants ou de ses proches. «Parfois, je suis obligé de rester un bon moment au bord de la route jusqu’à ce qu’on vienne me chercher de la maison, sans vous citer également toutes les misères du monde à accéder à la route lorsque je suis malade et que je dois me rendre chez le médecin», ajoute notre interlocuteur avant d’adresser toutes ses bénédictions à ces jeunes volontaires qui n’ont pas attendu l’APC pour la réalisation de cette piste. «Cette piste a été depuis longtemps inscrite sur budget communal mais n’a pu être concrétisée à cause des oppositions mais maintenant, après avoir réglé ce différent, les travaux peuvent être lancés comme il se doit», ajoute un membre du comité du village.
Essaid mouass

