Les dernières pluies rassurent les éleveurs

l Avec l’arrivée de la pluie en ce début de semaine, l’angoisse des éleveurs s’est totalement dissipée. L’anxiété et l’inquiétude des agriculteurs sont dues à un mois de janvier et à la moitié du mois de février plutôt secs, ce qui a sensiblement retardé l’apparition de l’herbe. Les averses de ce début de semaine, conjuguées à la tiédeur du climat, combleront rapidement et largement ce retard. Un climat propice qui permettrait à la verdure de pousser à sa vitesse maximale ; sa croissance, en plus des parcours de pâturages qui commencent déjà à changer de couleur en virant au vert, fournira suffisamment de quoi brouter aux troupeaux des éleveurs. On peut d’ores et déjà dire que la récolte en fourage (assaghour) sera bonne, ce qui galvaniserait énergiquement les efforts et la volonté de ces éleveurs à garder un maximum de têtes du cheptel car l’activité des agriculteurs qui ont opté pour ce créneau est conditionnée par la pluviométrie. Une insuffisance de celle-ci les obligeraient à se séparer d’une partie de leurs troupeaux, au rabais pour ne pas dire à moitié prix, étant donné que les marchés à bestiaux sont conditionnés par cette même pluviométrie dont la baisse entraîne automatiquement une inflation vertigineuse de l’aliment de bétail. En tout état de cause, ce sont des éleveurs aux visages décontractés et radieux que nous avons rencontrés en effectuant une virée à la campagne ; même les bêtes ont bonne mine et paraissent en bonne santé. La nature se remet à mieux respirer et offre un panorama de rêve et une cure complète contre le stress. Espérons que mars et avril seront aussi cléments que la dernière décade de février.

Omar Soualah