Pour parer aux maladies à transmission hydrique (MTH) et améliorer la qualité de l'eau potable, distribuée sur les réseaux AEP, la nécessité d'entretenir les ouvrages hydriques s'avère cruciale.
Dans la commune d’Ath Mansour, pour l’illustration, les agents du bureau d’hygiène communal ont procédé, du 5 au 12 mars derniers, au nettoyage et au chaulage de tous les réservoirs d’eau potable que compte la municipalité. Ainsi, pas moins de six ouvrages hydrauliques, qui alimentent les foyers de la localité, ont été nettoyés et leur eau désinfectée avec de la chaux. Ces réservoirs, d’une capacité de stockage qui va de 75 jusqu’à 500 m3, ont bénéficié de ces opérations de curage et de chaulage en prévision de la hausse des températures lesquelles commencent d’ores et déjà à se faire sentir ces derniers jours. Comme il est connu, la chaleur « active » les micro-organismes nocifs à la santé des consommateurs comme les germes, les bactéries, les virus et autres. Notons que cette opération de curage des réservoirs a nécessité plusieurs étapes, pour permettre un stockage optimal de l’eau sans risques sur la santé des citoyens. Ainsi, au début, il a été procédé au drainage à tour de rôle de tous les ouvrages avec une suspension provisoire de la distribution de l’eau pour les foyers. Les ouvriers du bureau d’hygiène ont procédé, par la suite, au lavage des parois des ouvrages de stockage de l’eau potable, pour les débarrasser du tartre, de la vase, de la rouille et de tout autre corps ou objets se trouvant dans les profondeurs. Une fois le nettoyage effectué, les réservoirs ont été remplis à nouveau l’on a procédé, par la suite, à l’opération du chaulage de l’eau pour la purifier, la désinfecter et la débarrasser de l’acidité, car la chaux agit comme un antiacide. L’opération, qui a touché à sa fin, a concerné deux réservoirs du village d’Ath Bouali et quatre autres dans des quartiers du chef-lieu communal (Tazdaght (2), Ighil Oufella (1) et Tighilt (1). Par ailleurs, la commune d’Ath Mansour continue de subir de plein fouet les affres de la pénurie de l’eau potable à cause, d’une part, de la rareté des forages et, d’autre part, de la croissance de la demande. Le projet de raccordement de la localité aux eaux du barrage de Tilesdit, tant réclamé, semble traîner en longueur, et la population ne voit toujours pas venir cette eau tant souhaitée dans leurs foyers.
Y Samir

