Des marchandises douteuses envahissent le marché

Même si les services de la direction du commerce renforcent les contrôles auprès des commerçants et autres revendeurs de marchandises alimentaires, il n’en demeure pas moins que de nombreux produits proposés à la vente sont souvent hors normes, pour ne pas dire carrément suspects. En effet, aussi bien à Bouira que dans les autres wilayas du pays, il n’est pas rare d’acquérir des produits qui ne comportent aucune mention. A l’exemple de ces petites bouteilles de jus, d’origine inconnue si l’on se réfère à l’étiquette d’emballage où il est clairement mentionné « Route de Constantine, Bouira », le tout accompagné d’un numéro de téléphonne… portable ! Avec une telle adresse aussi vague, on imagine aisément les déboires d’un infortuné consommateur qui voudrait prendre attache avec le fabricant en question afin de lui faire part d’une quelconque réclamation sur le produit ingurgité. Une fabrique de jus qui n’est pas dotée au préalable d’un numéro de téléphone fixe, ni de fax, ne pourrait pas, normalement, prétendre à un agrément sanitaire, et encore moins exposer ses produits sur les étalages des commerçants. Mais hélas, les bouteilles de jus ne sont pas les seules marchandises douteuses. Egalement, parmi les produits incriminés, un nouveau venu sur le marché : un cachir de petit modèle et curieusement accessible aux modestes bourses : 60 DA l’unité. Mais là où le bât blesse, c’est au niveau de l’origine de ce cachir. Aucune mention concernant l’adresse d’où provient ce produit ; et là encore, seul un numéro de téléphone portable figure sur l’emballage. Inutile de rappeler que le cachir est une denrée hautement sensible, surtout après la crise de botulisme que l’Algérie a connue à une certaine époque pas si lointaine pourtant. La liste de ces produits douteux est encore longue, et à défaut de pouvoir déterminer avec exactitude l’endroit où sont fabriquées ces marchandises, le consommateur, lui, de son côté, doit redoubler de vigilance afin de préserver sa santé et celle de sa famille. Il serait tout de même souhaitable de voir ces marchandises disparaître des rayons alimentaires, à moins qu’elles ne se conforment aux normes sanitaires. Dans les deux cas de figure, les pouvoirs publics se doivent d’intervenir dans ce qui est d’ores et déjà considéré comme une menace pour la santé publique.

Hafidh B.