Un programme immobilier, composé de 30 logements sociaux est en cours de réalisation à Akfadou. Implanté à hauteur de Tiniri, le chef-lieu communal, ce parc immobilier de type public locatif (LPL), est inscrit à l’indicatif de l’OPGI, le promoteur public, nous fait-on savoir. «Le chantier a atteint un taux d’avancement de 60% environ», estime M. Haddadou, premier magistrat de la commune. L’édile communal nous apprend, par ailleurs, que le wali a promis d’accorder à la commune un autre programme de 50 unités dans le cadre de la formule publique locative. «Le choix de terrain pour l’implantation de ce projet a été opéré et validé par les services concernés de la wilaya. À présent, nous sommes en attente de la décision d’octroi de ces logements», a déclaré en substance, le maire. Face à cette offre en logements, la demande sociale emprunte une courbe exponentielle, nous apprend-on. «Nous avons recensé 500 demandes en attente de traitement», nous confie le premier responsable de l’APC. La pression sur cette formule de logement est d’autant plus importante, que les autres formules émargent aux abonnés absents. Même le programme de l’habitat rural appuyé par le FONAL, et qui avait pourtant le vent en poupe, est à l’arrêt depuis deux ans. «Le nombre de demandeurs de logements promet d’atteindre des cimes vertigineuses. Si la tendance actuelle évoluait dans le même sens, il y aura toujours plus de prétendants à un logis, qui seront laissés en rade», conjecture un souscripteur au logement social, résidant au village Mezouara. «Ma demande date de 2015. L’attente commence à me peser. Même si mes chances d’étrenner un logement sont intactes, je ne suis pas à l’abri d’une mauvaise surprise. J’espère seulement que la transparence et l’équité dans le traitement des dossiers triompheront», souligne un postulant de Tiniri.
N Maouche.
