Dispositifs Ansej, Cnac et Angem – Rassemblement des promoteurs, hier, devant la BNA

Les promoteurs issus des dispositifs d’aide à l’emploi (Ansej, Cnac et Angem) ont observé, hier matin, un rassemblement devant le siège de la Banque nationale d’Algérie (BNA) de Tizi-Ouzou, en guise de soutien à leurs «collègues» mis en demeure par la dite institution. «Nous sommes ici pour dénoncer la pression exercée sur les promoteurs issus de différents dispositifs d’aide à l’emploi (Ansej, Cnac et Angem). Nous sommes contre les saisis et autres mises en demeure par l’intermédiaire des huissiers de justice», dira un promoteur. D’après ces protestataires, le dispositif mis en place dans une conjoncture bien précise, «est un fiasco total pour l’économie du pays», dans le sens où beaucoup d’entre eux ont échoué dans la réalisation de leurs projets, d’après notre interlocuteur. Pensé pour répondre à la recrudescence du chômage juvénile, ce mécanisme n’a pas atteint les objectifs escomptés, de l’avis même des pouvoirs publics. Les jeunes promoteurs, quant à eux, pensent que «le dispositif est faussé à la base. Il n’y avait ni étude ni stratégie. Si je prends le cas de notre wilaya, non seulement ce dispositif a saturé tous les créneaux économiques mais pire, il a créé des chômeurs endettés», argumentera ce jeune transporteur. «La situation chaotique dans nous retrouvions demande une solution purement politique, puisque ce dispositif a été conçu dans un contexte politique», préconisent ces promoteurs. «Lors de nos précédents sit-in organisés à l’échelle nationale, le premier ministre nous a proposé le rééchelonnement de nos dettes. La chose que nous n’acceptons pas. Nous demandons l’effacement des dettes. De toute façon, nous ne pourrons pas rembourser, puisque nous n’arrivions même pas à faire face à nos dépenses domestiques. Le dispositif a créé une bombe à retardement et c’est à l’État de la désamorcer. Pour nous, c’est un cadeau empoisonné», se défend ce père de famille.

Hocine Moula