La petite bourgade de Cheikh Left, située à 5 kms du chef-lieu communal d’Ahnif, est assujettie à des difficultés qui font que le cadre de vie des habitants soit des plus dégradés. Les déficits touchent presque tous les volets, à l’instar de l’aménagement urbain, l’emploi… Les habitants de ce village se sont rebiffés, plusieurs fois, pour exprimer leur courroux quant à la non prise en charge de leurs revendications. Comment est-ce possible pour une population de vivre sereinement dans une localité qui, par exemple, manque d’eau potable? s’interrogent les habitants de cette bourgade. Ce problème lancinant met dans tous leurs états les villageois qui se voient obligés de se rabattre sur l’eau des citernes qu’ils achètent à 1 000 DA le remplissage, et ce afin de parer au déficit enregistré sur le réseau de distribution. Pour sa part, l’éclairage public enregistre une insuffisance au niveau de certains endroits populeux du village. Ce qui constitue un autre problème qui a trait à la sécurité des biens et personnes. L’enlèvement des ordures ménagères est également un casse-tête pour les habitants qui déplorent le fait que cette opération n’est pas assurée de manière régulière. S’agissant des accès vers ce village, ils sont aussi dans un état peu enviable. En effet, ils se transforment en bourbiers inextricables en hiver, et sont poussiéreux en été, faute de bétonnage ou de bitumage. Concernant les jeunes, ils se trouvent souvent « happés » par le désœuvrement, puisque cette bourgade n’offre aucune perspective en matière d’emploi. Et pour ne pas rester inactifs et regarder le temps passer, des jeunes aménagent des étals sur les accotements de la RN5, pour vendre les produits locaux (maraîchages, huile d ‘olive, figues sèches, poterie…)
Y. S.

