Saharidj : A cause d’un réseau d’alimentation défectueux – Fréquentes coupures d’eau potable

La mauvaise gestion de l’AEP dans les communes de Saharidj et M’Chedallah fait que la population continue de subir, de manière cyclique, le calvaire des coupures récurrentes et plus au moins longues, et cela dans la plus riche région en ressources hydriques à l’échelle de la wilaya. Une révoltante contrainte qui persiste depuis plus d’une dizaine d’années et qui

revient même en hiver.

Etant servies par le même réseau, à partir du captage de la source noire, les deux communes se lancent des accusations mutuelles à chaque coupure, les responsables, chacun cherchant à s’en laver les mains, imputent la responsabilité aux autres, au point où le problème a failli dégénérer après avoir fait objet d’une récupération politique qui a dressé les citoyens des deux communes les uns contres les autres, durant l’été de l’année passée. Il a fallu l’intervention des sages des deux localités, conscients du piége, pour calmer un tant soit peu les esprits. Ces avaries, responsables de ces coupures et souvent insignifiantes, tirent leur origine d’une réalisation bâclée, mais le retard que mettent les équipes chargées de leur réparation font endosser une bonne part de responsabilité aux autorités locales qui ne réagissent, bien souvent, que sous la pression d’une population assoiffée. Combien de fois les siéges des deux APC ont été fermés par les citoyens à cause des ruptures d’alimentation en AEP ? Jusqu’au siége de la daïra qui a fait les frais de ces révoltes populaires à maintes reprises. Une sorte de bras de fer qui dure depuis une décennie sans que l’on juge qu’il a assez duré et qu’il doit faire objet d’une réflexion objective. M’Chedallah est, sans aucun doute, la seule région d’Algérie où l’abondance de l’eau constitue un casse-tête chinois, sachant que les avaries sur ce réseau, qui alimente presque 80% de la population de la daïra, sont dues au débit important du captage à l’origine des éclatements et autres écartements des tuyauteries, ajouté à une importante gravitation de son itinéraire sur un terrain accidenté et la négligence et le manque d’entretient constaté au niveau des vannes de répartitions et des ventouses servant à l’élimination des prises d’air. Un autre fait, qui mérite d’être souligné et ajouté à cette série de défaillances sur ce réseau, c’est le branchements anarchiques sur son parcours de 30 Km, des branchements réalisés n’importe comment qui le transforment en passoires, d’où une grande déperdition de l’eau sur ce réseau et en permanence. Il nous a été donné de constater, en divers endroits, que ces importantes fuites ont provoqué d’effroyables glissements de terrain et mouvements de sol qui exposent, dans certaines localités, des quartiers entiers et leurs populations à des risques mortels.

Oulaid Soualah