Effacement des dettes, l’illogique réclamation

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Par Sadak Aït Hamouda

Les jeunes bénéficiaires de l’Ansej se trouvant en difficultés de remboursement des banques et, ceci justifiant cela, au bord de la faillite. Le pourquoi de toute cette situation suscitée par le manque d’expérience de ces jeunes, même ayant une formation pointue, mais pas une mise en état professionnelle. Un apprentissage managérial, de gestion et de gouvernance d’un projet est plus important que le projet lui-même. Sont indispensables avant de les financer. Il faudrait non pas simplement distribuer, à tout va, de l’argent pour se retrouver au bout du compte dans un imbroglio difficile à extirper, que ce soit vis-à-vis des jeunes dont l’endettement est lourd ou vis-à-vis des banques qui ne demandent que leur d&ucirc,; pour ne pas entrainer le pays entier dans la mélasse. Qu’à cela ne tienne, les jeunes entrepreneurs non pas qu’ils refusent de rembourser ou qu’ils dénient aux banques de les harceler pour combler leur déficit, mais ils se trouvent sans argent et de surcroit endettés jusqu’au cou. Ceci écrit, il n’en demeure pas moins que l’argent prêté doit être restitué rubis sur l’ongle avec ou sans échéancier. Qu’adviendra-t-il si ces jeunes dénués de toute formation, ou préparation, ou mise en condition, ne rendent pas leurs argents aux pourvoyeurs des fonds qui leur ont permis de fonder leurs petites entreprises ? Au mieux que l’Etat éponge leurs dettes, ce qui est illogique et au pire qu’il leur accorde un moratoire, le plus large possible avec la certitude qu’elles, les banques, ne seront pas sûres d’être tirées d’affaires. De plus, pas moins de 64 activités ont été gelées par l’ANSEJ. Des secteurs où les jeunes promoteurs algériens ne peuvent plus souscrire aux microcrédits de l’ANSEJ. Ces mauvaises nouvelles dépendent de la situation de crise multiforme que connaît le pays d’une part et d’autre part les activités gelées ne sont pas porteuses d’emplois, d’après les arguments de l’Ansej. Comment dès lors démêler l’écheveau et trouver une solution viable pour tous. Trouver les moyens d’encore aider les jeunes chômeurs par le travail ce qui représente en la demeure une solution en aval et dégoter, en amont, la meilleure conclusion qui soit aux problèmes de s’acquitter de leurs dettes.

S. A. H.

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