Le wali s’est rendu dans la daïra de Souk El Tenine

Toujours dans le cadre des visites de prises de contact et de reconnaissance des lieux. Hamou Ahmed Touhami, wali de Béjaïa depuis près d’un trimestre, a entamé la visite de la deuxième moitié des 52 communes de la wilaya, avant-hier, en se rendant dans la daïra de Souk El Tenine, à l’est de la wilaya.

Dès les premières heures de la matinée, la délégation wilayale a posé pied au village de, dans la commune de Tamridjt, distante d’une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, pour y inaugurer la maison de jeunes dont les travaux de réalisation ont duré près de deux années pour un coût avoisinant les quatre milliards de centimes. De retour vers le chef-lieu de la commune de Tamridjt, la délégation a été stoppée par un groupe de citoyens du village de Zentout, à proximité de l’ex-siège de la mairie, détruit dans une opération terroriste en 1994, pour exiger sa reconstruction et sa réhabilitation en tant que siège de mairie de la commune de Tamridjt et pour protester aussi contre le refus des autorités compétentes de régulariser la situation juridique des terrains forestiers qu’ils occupent.

Au niveau du chef-lieu communal, le wali et sa délégation ont visité le projet de réalisation d’une bibliothèque communale dans le cadre du Fonds commun des collectivités locales (FCCL), pour la réalisation d’une bibliothèque en milieu rural et dont l’opération a déjà épuisé 750 millions de centimes, enveloppe accordée au départ, mais nécessitant aujourd’hui une rallonge de plus d’un milliard de centimes, pour son achèvement.

Enfin, c’est au niveau de la salle de spectacles de la maison de jeunes de la localité que le wali s’est entretenu avec les élus locaux et les citoyens de la commune, qui lui on fait part de leurs préoccupations, à savoir l’octroi de logements ruraux et sociaux, de programmes pour le développement rural intégré d’une ambulance, de la réalisation d’une annexe du centre de formation professionnelle, d’un pont à Bouaïcha entre le chemin de wilaya n°17 et la route nationale n°9 et surtout de l’achèvement de la route de Bouhaloumène, revendication ayant amené les habitants de Laâlam à fermer la RN 9 ces derniers jours, en plus des demandes ayant trait au manque d’eau et à l’augmentation des capacités du réseau téléphonique. La deuxième commune visitée par la délégation wilayale, constituée entre autres, du wali, du vice-président de l’APW, d’un sénateur, d’un député et des directeurs de l’Exécutif, a été celle de Souk El Tenine.

La première halte au niveau de cette commune a été la visite du projet de réalisation d’une demi-pension de deux cent parts au niveau du nouveau CEM et dont l’étude, la réalisation et l’équipement ont coûté la bagatelle d’un milliard quatre cent millions de centimes.

Pas très loin de cette infrastructure, Hamou Ahmed Touhami a visité le projet d’aménagement urbain de la cité dite des 850-Logements LSP ainsi que celui de réalisation d’un centre médico-pédagogique pour inadaptés mentaux estimé à une douzaine de milliards.

A la maison de jeunes du chef-lieu de daïra, le wali a débattu avec les citoyens, des difficultés rencontrées par ces derniers notamment, en alimentation en eau potable et en gaz naturel, projet non encore réalisé malgré l’achèvement du réseau depuis belle lurette. En achevant sa visite de la daïra de Souk El Tenine, le wali s’est rendu dans la commune de Melbou en commençant par le gros village de Tizi El Oued où il contestera le taux avancé des travaux de résorption des VRD, marché ayant coûté plus de quatre milliards de centimes, ainsi que le projet de réalisation d’une salle de soins avec logement d’astreinte pour une enveloppe déjà épuisée d’un demi milliard de centimes et dont l’achèvement est subordonné à une enveloppe supplémentaire de près de 800 millions de centimes. Le dernier projet visité dans cette commune a été la salle d’activité pour jeunes implantée au village de Tassefsaft.

La rencontre avec la société civile de cette commune s’est faite à la salle des conférences de l’auberge de jeunesse de Melbou. Là à part quelques interventions citoyennes relatives au retard constaté dans les travaux de modernisation de la RN 43 pénalisant les activités de cette coquette station balnéaire et l’intervention du président de l’APC pour faire une série de demandes au wali, la rencontre a tourné autour d’une polémique entre l’édile communal et les élus frondeurs, qui réclament une réunion avec le maire et l’application de la réglementation relative aux assemblées où il est relevé un dysfonctionnement car cette commune continue à fonctionner avec trois élus sur sept que compte son assemblée.

A. Gana