Récurrentes coupures d’électricité

Les habitants du village d’Aït Abdelmoumène, particulièrement ceux du quartier Tassoukit, situé à près de 11 km du chef-lieu de la commune de Tizi N’Tleta, n’en finissent pas d’endurer les désagréments causés par les récurrentes coupures d’électricité. En effet, les quelque neuf mille habitants du quartier subissent depuis déjà une année des perturbations régulières en matière d’alimentation en énergie électrique. Ce qui n’a pas manqué, évidemment, de soulever le courroux des abonnés de la Sonelgaz, touchés par ce phénomène. Ils l’ont fait savoir à travers une lettre adressée aux responsables concernés. Un citoyen du quartier rencontré au siège de la commune, nous confie qu’il est venu spécialement pour connaître la réaction du président de l’assemblée communale. Il nous dira à l’occasion : « Nous souffrons le martyre depuis longtemps, nous avons frappé à toutes les portes mais en vain…  » et d’enchaîner : « Nous avons été obligés de supporter les chaleurs suffocantes en période d’été, les coupures intervenaient de jour comme de nuit. Pendant cet hiver, c’est devenu presque une habitude pour nous ; à partir de 18 heures, on se prépare en allumant des bougies, on redécouvre le mode de vie de nos ancêtres », ironise-t-il. On s’est rapproché des services concernés de l’APC à l’effet d’avoir d’amples détails sur cette affaire M. Souam, P/APC, nous fera savoir que le problème ne se pose pas pour l’ensemble du quartier de Tassoukit, mais uniquement pour les abonnés de Sonelgaz, alimentés depuis le transformateur installé au centre du village : « Le transformateur en question est surchargé puisqu’il alimente presque deux tiers de la population du village », indique le premier magistrat de la commune. Il faut dire que la ligne allant de Bouchata à Cheurfa est quotidiennement sujette à d’incessantes chutes de tension selon un responsable de l’agence Sonelgaz des Ouadhias, qui précise qu’un projet d’installation d’un deuxième transformateur a buté sur l’opposition d’une citoyenne du village. Cependant, le maire de Tizi N’Tlata ne compte pas rester les bras croisés. « A défaut d’un règlement à l’amiable, l’APC engagera des poursuites judiciaires contre ceux qui bloquent ce projet, pourtant d’utilité publique », indique M. Souam. Par ailleurs, on apprend qu’une séance de travail consacrée exclusivement à ce problème, s’est tenue en présence du directeur de l’agence locale de Sonelgaz et les représentants de la commune afin de chercher à moyen terme les solutions envisageables. En attendant, les citoyens de Tassoukit prennent leur mal en patience, ils espèrent que leur appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. L’urgence est, à leur avis, dans la prise en charge de ce problème qui a déjà noirci leur quotidien ; le reste, c’est de la littérature.

A. Z.