Début timide à Aïn El Hammam

La population d’Aïn El Hammam vit au rythme de la campagne électorale, depuis près d’un mois, même si celle-ci n’a débuté officiellement que dimanche dernier. Les réseaux sociaux l’avaient déjà bien entamée. Les amis des éventuels futurs députés n’ont, en effet, pas cessé de lancer des appels aux proches et aux connaissances, leur enjoignant d’opter pour leurs candidats. Dimanche, ce ne fut pas un démarrage sur les chapeaux de roues, rien de bien spécial à souligner si ce n’est l’apparition d’affiches à tous les coins de rue. Les panneaux publicitaires, installés depuis quelques jours, prennent tout doucement des couleurs. Et les colleurs d’affiches n’hésitent pas à interpeller les passants, chacun faisant l’éloge des listes de son leader. A Ain El Hammam, petite ville dont la population est constituée de villageois, les discussions dans les cafés maures ou dans la rue se focalisent de plus en plus sur le sujet. «Il n’est guère besoin d’affiches ni de meetings. Les gens se connaissent et agissent en fonction de leurs préférences», lancera un sexagénaire à l’endroit de quelques jeunes en train de coller un poster. Les arguments des uns et des autres vont bon train, mais dans le respect qui a toujours caractérisé les campagnes électorales à l’ex-Michelet. En fin de journée de ce premier jour de campagne, certains partis politiques manquaient, bizarrement, toujours à l’appel. Les places qui leur sont réservées sont demeurées vides. Et malheureusement, l’on remarque le manque de respect de la réglementation par certains colleurs d’affiches qui investissent même les espaces des autres. Ils se permettent même d’aller accaparer les murs, les abribus et autres supports, sans aucun respect pour la loi qui le leur interdit. Un parent d’élève nous signalera même des affichages sur les murs d’une école, dans une commune voisine. Un autre phénomène des plus inciviques est par ailleurs à déplorer. Il s’agit de l’arrachage des affiches, qui a déjà commencé, par des individus qui n’ont aucun respects du jeu démocratique.

A. O. T.