Les proviseurs des lycées de la wilaya de Tizi-Ouzou se rencontreront, aujourd’hui au niveau du siège du syndicat CNAPEST à Tizi-Ouzou, pour désigner un bureau qui les représentera devant leur instance nationale, récemment créée.
«Depuis 2012, les chefs des établissements d’enseignement secondaire n’ont pas cessé de revendiquer leurs droits, soit en saisissant par de multiples écrits la tutelle ou en observant des sit-in devant le ministère, ou encore en recourant à des grèves cycliques. Malheureusement, le ministère de l’Éducation fait toujours la sourde oreille alors que les injustices qu’ils subissent sont criardes, poussant même les postulants potentiels à ce poste à le fuir préférant garder leurs postes d’enseignants-formateurs, mieux rémunérés, alors qu’ils n’ont pas de responsabilités à endosser», déclare M. Ahmed Fettoum, membre de la coordination nationale des proviseurs. Notre interlocuteur n’hésite pas aussi à énumérer les revendications des chefs d’établissements, à commencer tout d’abord par la révision de leur statut. «Sans regarder de plus près, il est inimaginable qu’un chef d’établissement soit classé au même niveau qu’un enseignant. Où est la notion d’hiérarchie ? Pis encore, les professeurs formateurs classés à la catégorie 16 refusent, à présent, de postuler pour le poste de proviseur», conclut notre interlocuteur. Par ailleurs, ce même cas de figure est vécu par les censeurs et les conseillers d’éducation alors que le département de Mme Benghebrit ne cesse d’appeler à la patience.
Essaid Mouas

