Séminaire sur les techniques d’apprentissage

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Un séminaire national a été organisé, mardi et mercredi derniers, au campus Sud, ex-INIM, de l'université M'hamed Bougara, à Boumerdès.

Cette rencontre a réuni des enseignants-chercheurs et pédagogues, pour une réflexion autour des techniques d’apprentissage et de formation, particulièrement en sciences physiques et en mathématiques.

Programmées au premier jour de ce séminaire, deux conférences plénières, respectivement animées par les professeurs Bebouchi Rachid et Boumghar Saïd, s’étaient articulées autour du statut de l’enseignant-chercheur en Algérie et l’analyse des manuels scolaires de physique.

Ces deux exposés ont insisté sur la nécessite d’introduire la didactique du cycle primaire à la post-graduation universitaire. Pour M. Bebouchi, l’usage de bonnes méthodes didactiques est le seul moyen de remédier aux insuffisances de la formation. «En Europe, l’on compte en moyenne 17 doctorants pour 1000 enseignants universitaires, alors qu’il est, en Algérie, de l’ordre de 0,22/1000, dont 4,67 sont des matheux», indique M. Bebouchi.

Professeur à l’université de Ouargla, M. Boumghar, expliquera, lui, que l’enseignant ‘’est tenu de dispenser à ses élèves des connaissances justes, en veillant surtout à corriger les conceptions erronées, contenues dans certains manuels scolaires ». Le lendemain, soit mercredi dernier, des cadres universitaires et pédagogues sont intervenus, pour mettre en relief les techniques d’apprentissage en vigueur dans les pays développés.

Pour le pédagogue M. Hammou, « la baisse criarde de l’enseignement des mathématiques au collège, attestée par une enquête dans la wilaya de Sétif, est due à l’absence de l’activité personnelle chez les élèves ». Et des pédagogues, à l’exemple de M. Boudiaf Ahmed, de l’E.N.S de Kouba, expliqueront « l’importance d’enseigner cette matière par la résolution de problèmes, d’autant que c’est le seul critère pour évaluer les compétences dans ce domaine précis », a-t-on relevé.

S’appuyant sur la thèse du philosophe américain contemporain Israel Sheffler, le professeur Benali de l’université de Constantine fera une critique du système éducatif actuel jugé  »incapable de former des savants ou des innovateurs dans différentes disciplines de la connaissance. »

Lui succédant, l’enseignant chercheur Timzouert Djamaa, de l’UMBB de Boumerdès, axera son intervention autour de « la nécessité d’utiliser deux ou plusieurs langues dans l’enseignement d’une seule matière scientifique ». «La fusion entre deux langages dans un même cours est susceptible de créer un conflit dans l’esprit du récepteur, entravant ainsi son apprentissage », a t-il tenu à expliquer, précisant que s’est aux hautes instances de l’État de déterminer la langue d’enseignement : maternelle ou étrangère. Sa conférence et d’autres ayant trait à l’épistémologie, voire la théorie de la connaissance, et à l’histoire des sciences, ont été ponctuées par de chauds débats.

Salim Haddou.

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