Comme il fallait s’y attendre, le Centre national du registre de commerce d’Aïn el hammam vient de fermer ses portes, au grand désespoir des commerçants de la région.
Après deux tentatives de transfert du matériel, soldées par des échecs, suite à la mobilisation des commerçants qui s’y étaient opposés, la direction du CNRC n’a trouvé d’autre solution que de fermer les locaux aménagés inutilement, il y a deux ans. A noter que les travaux de rénovation et d’embellissement des anciens bureaux désaffectés de l’ex-entreprise « COTRAH » ont coûté des centaines de millions à l’État, dit-on. Pourtant, selon des sources, «comparées aux autres régions, les daïras d’Aïn El Hammam et d’Iferhounène comptent le plus grand nombre de commerçants de la wilaya». Ce qui avait poussé les responsables à projeter l’ouverture d’une antenne dans la région, afin de se rapprocher des clients et leur éviter les tracas liés à leur déplacement jusqu’à Tizi-Ouzou. L’an dernier, à cette époque, alors qu’il ne restait que l’inauguration des lieux, une décision de transfert du matériel et du personnel, formé également avec les deniers de l’État, arriva comme un couperet : «L’antenne de Michelet sera fermée». « Ils ne savent pas ce que nous endurons même pour la simple opération de résiliation du registre de commerce», confie un commerçant. Et de renchérir : «C’est à croire que notre région n’a pas le droit d’avoir des structures étatiques. Au lieu de se rapprocher des citoyens, certains organismes font le contraire. Ils veulent tout centraliser dans les grandes villes. » Les commerçants continueront, donc, à se rendre au CNRC de Tizi-Ouzou ‘’avec tous les désagréments qu’ils endurent à chaque déplacement’’. En sus du transport fastidieux et coûteux, sur une cinquantaine de kilomètres, ils doivent se lever tôt pour avoir une chance de passer dans la journée, déplorent-ils «Nous payons nos impôts comme tous les commerçants algériens. Nous attendons un peu plus d’égards de la part du CNRC, un organisme étatique qui doit traiter ses clients sur le même pied d’égalité», disent les concernés, frustrés et déçus.
A. O. T.
