Les errements du royaume chérifien

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S. Ait Hamouda

Le règne de sa majesté, Mohamed VI, vacille, il prend eau de toutes parts. Cependant, le roi fait feu de tous bois pour faire diversion. L’Algérie, sa victime expiatoire, est bien là pour détourner l’attention de son opinion et la faire croire en ses problèmes avec notre pays. Il nous cherche noise là où il peut la trouver, mais là où le bât blesse, le polygone ne répond pas, il est aux abonnés absents, quand les provocations venant d’un hurluberlu qui n’arrive pas à se trouver une sortie honorable, dans son propre pays, pour calmer son peuple. Il agresse une diplomate, rien que ça, et crie à qui veut l’entendre à la provocation. Pour le soutenir, il invente un scenario digne des films hitchcockiens. Un de ses diplomates, qui aurait été mis K-O par notre représentante, avec une mise en scène folle : l’affalé, entouré de médecins et tout ce qu’il faut pour le secourir. Malheureusement, il en faut plus que ça pour convaincre l’opinion internationale de ce théâtre tissé de fil blanc par le régime marocain. Que les Amazighs du Rif se révoltent, ou que d’autres régions du royaume protestent contre le régime monarchique, il n’y a qu’un coupable, c’est la main de l’Algérie. Mais l’Algérie, qui a fait de la non-ingérence dans les affaires intérieures de pays tiers une donnée incontournable de sa politique, ne peut, surtout pas avec un voisin, s’impliquer dans les problèmes qui accablent le royaume. Notre pays est dans sa démarche, de tous les jours, claire, nette et précise et en adéquation avec lui-même, avec les fondements qui l’ont fait et qui détermine ses relations avec le monde. Seulement la démarche anticoloniale est un postulant qui ne souffre aucune mise en doute, elle fait partie de l’Algérie depuis l’indépendance du pays. Parce qu’elle a souffert des affres de l’occupation. Et elle sait ce que c’est. Toutefois, elle se réfère aux résolutions de l’ONU, point barre. Le Maroc, pour sa part, peut continuer dans ses errements, à jouer à l’international, à la victime, il n’est en mesure de convaincre personne, ni aucune puissance. Puisque la raison appartient aux peuples et nul n’est en mesure de la contredire.

S. A. H.

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