«Cela fait plusieurs mois que nous attendons une hypothétique décision des pouvoirs publics, pour nous sortir de la précarité dans laquelle nous végétons, mais il n’y a toujours rien de concret à l’horizon».
Ce sont-là les propos d’un père de famille «désespéré et outré». Il fait partie des 238 pré-bénéficiaires des logements publics locatifs (LPL), qui disent vivre un cauchemar quotidien. «Les décisions définitives d’attribution de nos appartements nous ont été promises plus d’une fois. Hélas, nous attendons toujours», ajoute un autre pré-bénéficiaire. Nos interlocuteurs assurent avoir saisi toutes les autorités concernées, et usé de tous les moyens légaux, pour faire aboutir leurs revendications. En vain. «Nous n’avons eu, en guise de réponse, qu’une foison de promesses, toutes sans lendemain», se désole un autre citoyen d’El Kseur, nous confiant les conditions intenables dans lesquelles il «croupit» lui et sa petite famille : «Sincèrement, je suis au bout du rouleau. Cela fait plus d’une décennie que nous subissons cette situation de misère, et à l’évidence, nous ne sommes pas près de voir le bout du tunnel». Un autre pré-bénéficiaire intervient : «Crécher, des lustres durant, dans l’insalubrité et la promiscuité, aucun être humain ne peut le supporter. Le manque d’empressement des pouvoirs publics à nous sortir de là rajoute à notre désarroi et nous plonge dans le désespoir». Une source de l’OPGI, le promoteur public de l’immobilier chargé de la réalisation desdits logements, tient à rassurer sur le dénouement proche de cette situation : «Dans leur état actuel, ces logements ne sont pas habitables, car ils ne sont raccordés ni au réseau AEP, ni à l’assainissement. Une entreprise est actuellement chargée d’exécuter les VRD, et sitôt l’opération achevée, il sera procédé à la distribution effective de ces 238 logements de Berchiche». La source n’avancera néanmoins aucune échéance quant à la remise des clefs.
N Maouche.

