Ouacif – Les élus indépendants chargent le maire FFS – Prémices d’une campagne des locales sans concessions

Les élus indépendants de l’APC de Ouacif ont dénoncé, hier dans une déclaration rendue publique, «une violation du règlement intérieur», ainsi qu’un comportement «méprisant, irrespectueux, et insultant» du premier responsable de l’APC, le P/APC FFS M. Rahmane Mourad.

«Les indépendants siégeant à l’assemblée populaire communale de Ouacif tiennent à dénoncer énergiquement les comportements irresponsables de l’édile communal lors de la session extraordinaire du 24 mai 2017, entachée d’ailleurs de plusieurs irrégularités et à laquelle il (P/APC) a appelé de manière unilatérale et sans la moindre concertation avec l’instance exécutive, pour l’inscription de l’ordre du jour», lit-on dans la déclaration signée par les trois élus indépendants de cette commune, en l’occurrence M. Benmedjber Latamène, Melle Aït Abdellah Tassadit, et M. Aït Abdelmalek Abdelkader. Les élus expliquent : «Ayant constaté, avec lamentation, l’absence de dossier de demande de subvention au profit du club JSCO, le Dr Aït Abdelmalek a proposé de rajouter un point supplémentaire devant être soumis au vote, conformément au règlement intérieur régissant notre assemblée». Les élus enchaînent en dénonçant ce qu’ils appellent «l’acharnement inexpliqué» du maire, en réponse à cette proposition. Un comportement qui dénote, selon eux, «du mépris et confirme l’excès de zèle dont il a fait toujours preuve». Les élus indépendants d’Ouacif ont regretté que le maire «verse dans l’occultisme, le despotisme qu’il veut ériger comme mode de gestion les injures, les accusations infondées et autres menaces proférées à l’encontre des indépendants et de notre cher docteur en particulier», déclarent-ils. Ce dernier «prend la population à témoin», devant, dit-on, «les dérapages préjudiciables pouvant être engendrés par des attitudes et autres décisions irresponsables du ‘’1er magistrat’’ de la commune, dont les conséquences risquent d’être très fâcheuses. » Et d’ajouter : «La route sera toujours barrée aux prédateurs, à ceux qui se projettent dans de fausses perspectives, en confondant vitesse et précipitation, en semant l’amalgame, en faisant usage des moyens de la commune à des fins électoralistes, et en usant et abusant du copinage, du clientélisme et parfois de la chekara». Contacté par nos soins, l’élu indépendant Benmedjer a indiqué que «le chef de daïra de Ouacif a été saisi dans cette affaire». «On a pu trouver un compromis avec lui selon lequel, suite aux irrégularités constatées, seul le point sur les couffins du Ramadhan sera validé. Le reste des délibérations sera rejeté, nous a promis le chef de daïra», déclare-t-il. Au-delà de ce bras de fer entre élus en fin de mandat, c’est là sans doute, les prémices d’une campagne des locales sans concessions qui se profile à l’horizon.

Kamela Haddoum.