Des dizaines d’employés, exerçant dans des carrières en exploitation dans la ville du Piton se sont rassemblés, hier, devant le siège de la wilaya de Béjaïa, pour réclamer leurs arriérés de salaires.
«Nous n’avons pas perçu nos salaires depuis plus de deux mois. Aujourd’hui (hier, ndlr), troisième jour du mois de ramadhan, les pouvoirs publics doivent savoir que nous n’avons plus aucun sou en poche pour subvenir aux besoins de nos familles, d’où notre action de protestation», fulmine l’un des protestataires. Il est à relever que les quatre carrières de la ville du Piton ont été fermées depuis maintenant plusieurs mois, suite à des actions de protestation des habitants d’Akbou. Ces derniers réclamaient la fermeture pure et simple des quatre carrières d’agrégats, en exploitation depuis des années dans leur région, du fait, disaient-ils, des désagréments qu’engendre «l’usage abusif des explosifs». Selon eux, outre les nuisances sonores et la pollution de l’environnement, l’exploitation de ces sites constituerait «une réelle menace sur leur santé». Après leur fermeture, ce sont aujourd’hui les employés des ces carrières qui demandent leur réouverture. D’ailleurs, les pourparlers entre la wali de Béjaïa et les représentants des travailleurs, reçus, hier, au siège de la wilaya, ont trait essentiellement à la lancinante problématique de la réouverture de ces carrières, tout en préservant l’environnement et la quiétude des habitants des quartiers voisins.
F. A. B.
