Béjaïa – Des festivités pour «interpeller les consciences»

Sous le thème «l’enfant scolarisé : ses droits et son milieu socio-éducatif», la fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa a, sous le patronage du wali et en partenariat avec la Direction de l’Education, célébré dans la journée d’avant-hier, à la maison de la Culture Taos Amrouche, la journée internationale de l’enfant qui coïncide chaque année avec la date du 1er juin.

Etaient invités à cette manifestation, indique Djoudi Touazi, président de la fédération des parents d’élèves, en plus du public et des parents d’élèves, les présidents des associations et les autorités qui ont des rapports de près ou de loin avec les enfants et leur éducation. L’évènement a été marqué par une série de conférences données par des spécialistes de l’éducation et des enseignants universitaires ; et par une série d’activités culturelles animées par des élèves des écoles primaires. Les interventions sont toutes suivies de débats sur les droits de l’enfant et beaucoup de recommandations ont été consignées en fin de journée. Le but essentiel assigné à cette rencontre, souligne Djoudi Touazi, est d’interpeller la conscience des parents, des autorités et des citoyens d’une manière générale sur l’importance de l’enfant. Il est le fondement de la nation et l’avenir du pays. L’enfant, c’est notre raison de vivre à tous que ce soit les parents ou les autorités. Un proverbe kabyle dit «tereze tissi fay tourouw» ce qui pourrait se traduire par «une branche se brise pour les fruits qu’elle porte», Et d’ajouter que certains pensent que l’Algérie a beaucoup fait pour l’enfant alors que d’autres estiment que c’est insuffisant. «En réalité quoi qu’on fasse pour l’enfant, c’est toujours insuffisant. En matière de textes de lois, intervient le Dr Farid Ghoul, membre actif de la fédération, l’Algérie a promulgué un arsenal de lois digne du standard international, mais malheureusement l’application sur le terrain laisse à désirer. Il y a un cri de détresse de la société et l’école n’est que le prolongement de cette société. La journée d’aujourd’hui, continue-t-il, n’est que station pour passer un message à cette société, pour lui dire que l’enfant, c’est l’Algérie de demain, pour dire à tous ce qui sont impliqués dans l’éducation des enfants que tout ne va pas pour le mieux, que l’enfant ne vit pas dans la plénitude de son épanouissement. Beaucoup de choses restent à faire. Il y a certes volonté de l’Etat de bien faire les choses, en matière d’éducation et de formation des jeunes et de leur épanouissement sur tous les plans, mais il y a aussi la volonté de certains et ces volontés ne sont pas toujours conjuguées».

B. Mouhoub