La citerne d’eau à 1 000 DA

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La pénurie de l'eau potable continue d'affecter certaines localités relevant de la commune de Tamokra, située à 90 kms au Sud-ouest de Béjaïa.

En effet, le précieux liquide semble « jeûner » lui aussi, car les robinets sont actuellement à sec dans les foyers des villages de Taourirt, Touffirt et Tizi Aïdel, notent des sources locales. « Depuis le début du mois de Ramadhan, l’eau n’a pas coulé dans les robinets. La pénurie de cette denrée persiste encore dans notre village, Taourirt, d’autant que nous sommes en plein mois de Ramadhan, où l’eau est demandée de façon accrue par les ménages. Nous sommes obligés d’acheter des citernes d’eau pour notre alimentation en cette ressource !» indique un habitant de Taourirt. Cependant, ce que les habitants trouvent aberrant dans toute cette situation c’est le fait que le barrage de Tichy Haf soit situé dans leur commune sans pour autant qu’ils n’en bénéficient. «Comme si vous êtes devant une fontaine d’eau et que vous avez une de ces soifs mais vous ne pouvez pas boire», résume un interlocuteur du village de Touffirt, qui connaît à son tour un stress hydrique chronique. Résultat, les habitants se voient obligés de s’approvisionner en citernes d’eau qu’ils payent à 1 000 DA le remplissage. «A la longue, cette situation va vraiment finir par grever complètement nos salaires avec les achats incessants des citernes qui ne tiennent que quelques jours de surcroît. Nous risquons de passer la fête de l’Aïd sans eau», regrette un autre habitant.

Syphax Y.

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