Les prévisions en baisse…

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La production prévisionnelle de céréales version 2017 dans la wilaya de Bgayet, dont la campagne de moisson-battage a été lancée le 12 juin denier, est orientée à la baisse. C’est ce qu’a indiqué un responsable de la direction des services agricoles (DSA). Ces projections, a-t-il confié, tablent sur un plafond de production de 50 000 quintaux, toutes variétés confondues. À titre de comparaison, au cours de la précédente campagne, il a été engrangé 60 000 q de céréales, soit un manque à gagner de 10 000 q. En dépit des efforts de soutien et d’accompagnement des pouvoirs publics, notamment à travers la mise en place d’un crédit de campagne (RFIG) et l’instauration d’un guichet unique, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les performances en termes de productivité, autant que les volumes des récoltes, ne cessent de décliner. Deux causes essentielles sont évoquées comme étant à l’origine de cette fluctuation à la baisse. Il y a d’abord le non-respect, par la majorité des céréaliculteurs, de l’itinéraire technique dans la conduite de la culture. Ce dernier implique de s’en tenir scrupuleusement à un ensemble de paramètres en adéquation avec l’agriculture moderne. Facteur de production clé, l’aléa climatique, caractérisé par une disette hydrique sévère, rend hors d’atteinte les objectifs tracés. Ceci est d’autant plus prégnant pour une culture de type pluviale, donc étroitement dépendante des précipitations atmosphériques. Cette contrainte majeure a induit un rétrécissement progressif des parcours emblavés, lesquels sont passés, en l’espace d’une dizaine d’années, de 10 000 ha à 6 500 ha. Echaudés par une sécheresse qui s’inscrit dans la durée, bien des agriculteurs ont vite fait de se reconvertir dans l’arboriculture. «On ne peut pas continuer à travailler à fonds perdus. Même les compagnies d’assurance rechignent à nous prendre en charge, car les risques sont trop élevés», confesse un céréaliculteur d’Amizour qui s’apprête, avoue-t-il, à s’investir dans l’oléiculture.

N Maouche.

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