Des dizaines d’enseignants, exerçants au CEM Silam Amar de la localité de Chaâbat Brahem, dans la commune de Taghzout, ont observé, hier, un sit-in de protestation devant le siège de la direction de l’éducation de Bouira. À travers cette action de rue, les enseignants protestataires ont voulu affiché leur solidarité avec l’une de leur collègue enseignante de mathématique qui est, selon-eux, victime depuis le début de l’année scolaire d’agressions physiques et morales de la part du directeur de cet établissement. Toujours selon ces derniers, leur collègue a été malmenée et insultée par le directeur, le 20 de juin dernier, alors qu’elle voulait porter une réclamation sur sa note d’évaluation : «Notre collègue n’a fait que réclamer auprès de notre directeur, car elle se sentait lésée par la note qui lui a été donnée. Malheureusement et au lieu de prendre en considération cette requête objective, le même responsable a répondu avec des insultes et des intimidations très graves», dira une enseignante de Tamazight. Selon notre interlocutrice, un rapport détaillé sur les faits a été adressé, le jour même, par les enseignants aux services de la direction de l’éducation de Bouira et syndicat CNAPEST, mais sans la moindre suite : «C’est le silence des responsables de la DE qui nous a poussé à observer cette action de protestation. Notre collègue qui s’apprête à déposer sa demande de retraite, continue malheureusement à vivre le calvaire au sein de notre établissement, sans que personne ne réagit», soulignera notre interlocutrice. Par ailleurs, les enseignants ont dénoncé le refus du directeur de l’éducation de les recevoir : «Nous n’avons même pas pu entrer au siège de la direction. À la porte d’entrée, les agents de sécurité nous ont repoussés et nous sommes restés figés sur le trottoir. Pire encore, nous avons été violement délogés de notre place par la police et nos banderoles ont été arrachées de force !», ajoute la même enseignante. À noter, enfin, que toutes nos tentatives de joindre le directeur de l’éducation de Bouira, afin d’avoir sa version des faits, sont restées vaines.
O. K.
