C’est un fait insolite. Cela remonte à l’année scolaire 2002/2003 lorsqu’une enseignante d’une école primaire, à la périphérie de la ville de Draâ El-Mizan, avait perdu une chaîne en or dans son établissement. En dépit de toutes les recherches effectuées sur les lieux ce jour-là cet objet de valeur n’a pas été retrouvé. Il a été probablement «dérobé» par un élève ou un fonctionnaire, s’était-elle dit. Quatorze ans après, son époux, enseignant lui aussi, aujourd’hui en retraite, fut surpris d’avoir été appelé par l’imam de la mosquée Errahma de la ville. «Il y a quelques jours, l’imam m’a fait signe de le rejoindre dans sa maqsoura. Il me relata la genèse de la perte de cette chaîne en or que nous avons oubliée parce qu’elle remonte à 14 ans», confie, tout ému, ce retraité. Et de poursuivre : «L’imam m’a fait savoir que la personne qui s’est emparée de ce bijou est venue, après tant d’années, lui confier qu’elle ne voulait pas continuer à supporter les remords de ce ‘’péché’’ qu’elle avait commis. Venant d’adopter la foi en Dieu et Son Prophète Mohamed QSSSL, ce fidèle aurait voulu remettre l’objet à l’enseignante, mais, hélas, il l’avait vendu. L’imam lui fixa, alors, la somme de 25 000 dinars comme valeur actuelle. Il m’a, alors, remis cette somme. Vraiment, je n’arrivais pas à croire ce que je venais d’entendre». A noter que l’imam n’a pas révélé l’identité de la personne en question. Et c’est ainsi que cette institutrice a retrouvé «la valeur de sa chaîne en or». «C’est un exemple à méditer. Il faut savoir que tant que la vie continue, tous les espoirs, les plus fous et les plus inimaginables, peuvent se réaliser», ajoute le mari de cette enseignante.
Amar Ouramdane
