Aqsim, Douba, Zantar, Tafoudhit et Chiekh Lefth, ce sont là des agglomérations périphériques du chef-lieu de commune d’Ahnif qui accusent plusieurs manques en matière de développement. Les résidents de ces agglomérations, dites éparses, ne cessent de réclamer, à cor et à cri depuis plus de 20 ans, leur part de développement. Ils sont même allés jusqu’à entamer des actions de protestation, pour se faire entendre, mais en vain. Parmi ces insuffisances, l’on peut citer celle liée à l’absence d’une école du premier cycle. Une structure qui n’est ni inscrite et encore moins retenue dans le plan d’action de l’APC. Les écoles primaires les plus proches sont celle d’Ighrem ou de la cité La Gare, distantes chacune de quatre kilomètres, que les écoliers de ces agglomérations rejoignent difficilement, notamment, durant les courtes journées de l’hiver ou les journées caniculaires de l’été. Pis encore, le système du ramassage scolaire mis en place est loin d’être stable ou ponctuel, ce qui complique davantage la situation des écoliers, déplorent les parents d’élèves. La contrainte suivante, et pas des moindres, a trait à l’absence d’une unité de soins. Tout citoyen devant se faire une injection, effectuer un contrôle du rythme cardiaque ou encore vacciner ses enfants doit se rendre soit au chef-lieu de commune ou à Ighrem. «Il est facile d’imaginer le calvaire de nombreux malades chroniques, les nourrissons ou les personnes âgées pour s’assurer une couverture médicale. Cela au moment où l’on envisage d’assurer les soins à domicile dans les grands centres urbains», s’insurge un habitant d’Aqsim. Ces agglomérations accusent aussi d’autres carences, telles que les chutes récurrentes d’électricité et le non raccordement à cette commodité de nouvelles constructions réalisées dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, au même titre que le réseau de l’assainissement. Il convient de signaler que certains quartiers, comme celui d’Aqsim, font toujours recours aux fosses septiques. A tous ces manques, s’ajoute l’état des voies d’accès, impraticables pour la plupart. La dernière contrainte que l’on peut citer est celle du non raccordement aux réseaux de la fibre optique pour Aqsim et Douba. Signalons, pour conclure, que ces agglomérations abritent une population qui frôle les 2 500 habitants, issus de plusieurs villages, tels qu’Imesdhurar et Ath Oualvane, de la commune de Saharidj, et Ath Yevrahim relevant de la commune de M’Chedallah. Des populations qui ont déserté la montagne pour aller s’installer dans la plaine. Ces citoyens sont, dans une écrasante majorité, des fellahs vivant des produits de leurs terres. Toutes ces agglomérations citées accusent un retard considérable sur le plan développement par rapport aux autres localités de cette municipalité.
Oulaid Soualah
