Draâ El-Mizan La saison des fêtes bien lancée ! – Revoilà les cortèges et… les nuisances nocturnes

L’été est une période de détente, de repos et de relaxation, c’est aussi la saison la plus prisée pour les fêtes familiales.

En effet, au fil des semaines, le nombre de mariages et autres cérémonies se multiplie. Cette dernière semaine du mois de juillet est marquée non seulement par de nombreuses fêtes, mais aussi par d’autres cérémonies, à l’exemple des réceptions organisées par les familles à l’occasion des résultats du Bac. Tout d’abord, ce qu’il y a lieu de souligner, c’est que ces fêtes sont surtout animées par des DJs, qui dérangent les familles à la recherche de repos. Il y a aussi ces fumigènes lancés en l’air, à tel point que dans certains quartiers de la ville, tout vibre ! «À quand une réglementation claire sur ce sujet? Je ne suis pas contre ces familles qui font la fête, mais il faut qu’elles pensent aussi aux autres. Il y a des bébés, des malades, des personnes âgées et ceux qui ont besoin de repos pour pouvoir vaquer à leurs occupations le lendemain. N’y a-t-il pas de lois dans ce pays?», nous répond un habitant d’un quartier du centre-ville, qui était dans tous ses états. Il faut dire que du mercredi jusqu’au dimanche, des dizaines de soirées organisées diffusent de la musique à de forts décibels, pratiquement jusqu’au lever du soleil. «Lorsque les fêtes se déroulent dans des salles, le bruit ne s’entend pas. Mais, ailleurs, je vous assure que c’est un calvaire. En principe, les associations des quartiers devraient avoir un règlement qui sera respecté par tous», diront d’autres personnes que nous avons approchées à ce sujet. Dans le même sillage, il est à noter que sur les routes, c’est encore plus dangereux de rouler en ces temps de fêtes. Si les embouteillages quadruplent le long du weekend, certains fêtards se permettent même de bloquer le centre-ville en lançant leurs fumigènes, ou en s’adonnant à des scènes de liesse anarchiques. «Tout le monde a perdu ses repères. Personne ne respecte l’autre. Et pourtant, on dit que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Il faut que les services concernés soient sévères à l’encontre de tous ceux qui piétinent le code de la route», jugera de son côté une personne d’un certain âge. En tout cas, en plus de la chaleur, ces citadins endurent au quotidien les cortèges, avec tous les désagréments suscités. «À quand une réglementation sévère à l’encontre des contrevenants? Je me souviens que dans les années 80 et 90, l’usage même des coups de feu était interdit, et c’est écrit noir sur du blanc au verso de la permission de fête délivrée par l’APC», nous confiera un ex-fonctionnaire à l’APC.

Amar Ouramdane