Comme toutes les communes situées en zone montagneuse, et qui ont un relief topographique accidenté, Aït R’zine est confrontée à la rareté de poches foncières à même d’asseoir des projets structurants pour un développement durable. Dans cette municipalité rurale, où la majorité des terres relèvent du domaine privé et familial, les autorités communales ont du mal à « dénicher » des assiettes de terrain pour l’érection et la concrétisation de projets relevant de l’équipement public. Ce problème est constaté sur le terrain, où les collectivités locales tentent cahin-caha de récupérer des surfaces qui reviennent au domaine de l’état pour la réalisation des différents projets. C’est le cas parmi tant d’autres de l’antenne administrative et du musée communal, qui sont en chantier actuellement, et qui sont situés de part et d’autre du cimetière des martyrs du chef-lieu communal d’Aït R’zine. Des espaces vides, certes étroits, ont été récupérés par l’APC afin de construire ces deux structures importantes pour la localité. Le chantier de l’antenne administrative est en plein travaux, même s’il a connu un arrêt il y a quelques semaines de cela, «il ne tarderait pas à être livré», estime-t-on. Pour sa part, le musée communal est en bonne voie. Ce projet, tant attendu par la population de cette commune qui a donné un lourd tribut à la guerre de libération connaît un rythme de travail soutenu. Le chantier a été ouvert le 25 décembre 2016 pour un délai de réalisation de 6 mois. Les deux structures sont très bien situées, puisqu’elles donnent directement sur la RN106, dense en circulation. «Ce sont deux projets importants pour notre localité. L’antenne administrative permettra, une fois livrée, de désengorger la mairie, quant au musée communal, il est important pour la mémoire et l’histoire de notre pays. Cela nous permettra d’avoir un lieu de mémoire et de recueillement!», indique un habitant de cette localité.
Syphax Y.
