Les policiers de la PJ, des RG et ceux de la sécurité publique, à leur tête “le Rais” comme les policiers aiment à l’appeler, viennent de frapper un coup fort en procédant dans la nuit de jeudi à vendredi de la semaine écoulée, à des contrôles rigoureux de toutes les personnes suspectes. Ces contrôles qui viennent à point, surtout en ce moment où les vols ont repris de plus belle, en plus de mettre fin aux agissements aussi bien de la petite délinquance que du grand banditisme, seront à coup sûr, dissuasifs pour ceux que la tentation pousserait à commettre des actes répréhensibles.C’est ainsi que dans le lot des personnes contrôlées cette nuit, on trouve des automobilistes qui ne respectent pas le code de la route, des couche-tard qui déambulent dans le village le plus souvent à la recherche d’un vol à commettre par-ci, par-à, ou encore des étrangers qui, l’espace d’une nuit, viennent chercher la bonne chair parmi la gent féminine de plus en plus jeune. Les hôtels, les dancings ont eux aussi reçu les visites inopinées de ces policiers. Ces contrôles ont permis de retrouver une jeune fille de Bgayet qui avait fugué le 07 de ce mois et qui a trouvé refuge chez une famille de sa connaissance, elle a été remise à ses parents cette même nuit. Dix sept examens de situations ont été opérés sur des personnes suspectées. Quelques autres personnes avinées ont été conduites au commissariat puis remises en liberté, le lendemain matin, après s’être dessoulées. La nuit de cette fin de semaine a été plutôt calme par rapport aux autres soirs où la ville bouillonnait.Il va y avoir encore du pain sur la planche pour tous ces policiers qui s’échinent afin de sécuriser les citoyens. En effet, quatorze débits de boissons dont huit dancings et neuf hôtels ainsi que cinq échoppes de boisson à emporter sont implantés dans cette ville de quelques milliers d’âmes. Dans ces dancings et hôtels, ce sont entre 100 et 300 prostituées (selon les saisons) qui pataugent, un verre d’alcool dans la main, à la recherche d’éventuelles proies à plumer. Les dealers trouvent dans ces endroits leurs comptes. Ils savent ainsi repérer parmi la clientèle des jeunes oisifs qui veulent s’envoler pour oublier les aléas de la vie en sniffant les psychotropes qu’ils leur proposent. C’est toute cette délinquance que les policiers ont voulu à travers cette opération coup de poing, éradiquer.
Mohand A
