Un hameau en détresse

Laazib rocher est un pâté de maisons agglutinées les unes aux autres, collées au flanc d’une colline, sur un terrain légèrement accidenté. Séparé par l’oued Tassaft du CW 141, à partir duquel les habitants prennent les fourgons pour se rendre sur leurs différentes destinations que ce soit pour les besoins de travail ou scolaires, pour des enfants, ou simplement pour les approvisionnements et autres. Pour rejoindre les arrêts de bus que la municipalité a érigé aux abords de cette route, les villageois sont condamnés en été comme en hiver à traverser cette rivière ou aller faire un détour sur une distance de plusieurs kilomètres pour arriver à destination. A travers plusieurs requêtes formulées à qui de droit et plus particulièrement à la municipalité, ils n’ont cessé de réclamer une passerelle. Abandonné à leur triste sort, ses 300 habitants relatent des insuffisances diverses. Outre cette affaire de passerelle, les villageois dénoncent essentiellement l’absence d’un réseau d’assainissement. Dans ce cadre, la municipalité, d’après le président de l’APC, a répondu favorablement à leur doléance en l’inscrivant comme projet pour cette bourgade dans les PCD 2006, mais pour les villageois un seul projet pour cette bourgade est une goutte dans un océan. Ainsi, ils ont aussi fait état de l’absence de plusieurs autres commodités, notamment l’éclairage public et l’état piteux des voies d’accès qui nécessitent des revêtements pour qu’ils soient épargnés aux villageois de marcher dans la gadoue en hiver et d’inhaler la poussière en été.

L. B.