Des parents d’élèves de l’école Fekih El Fakani de Dirah, commune située à l’extrême sud de Bouira, évoquent «une rentrée scolaire difficile au niveau de l’établissement primaire». Un établissement qui se trouverait, selon eux, dans un état dégradé et qui ne garantirait en aucun cas de bonnes conditions de scolarisation à leurs enfants. Dans une requête adressée au directeur de l’éducation de la wilaya de Bouira, dont nous détenons une copie, les parents ont relevé de nombreuses insuffisances. Ainsi, ils signalent l’absence d’une clôture à même de servir de protection à l’école en cas d’inondations. «L’école n’est pas protégée contre les coulées de boue que charrient, à chaque tombée de pluie, les eaux pluviales », est-il indiqué dans le document. Ils soulignent aussi l’état dégradé des sanitaires lesquels ne sont pas aménagés. Toujours à propos des commodités, ils signalent que l’eau stockée dans la bâche à eau de l’école est polluée car, affirment-ils, le réservoir n’est pas hermétiquement fermée. Pis encore, la conduite d’eau alimentant l’établissement fuit et laisse couler de grandes quantités d’eau. Au sujet des salles de cours, ils signalent que leurs murs ne sont pas repeints. La cour de l’école n’est pas mieux lotie et manque, selon les parents, d’aménagement. Les rédacteurs de la requête indiquent, par ailleurs, que «la route menant à l’école primaire est en proie à des glissements de terrain et risquent de s’affaisser entièrement». Cette situation est due, selon eux, à «l’abandon des travaux de réalisation d’un mur de soutènement pour conforter la route et éviter que la mosquée de la localité ne s’effondre». À ce propos, les signataires ont relevé que l’association religieuse avait alerté le wali et le secrétaire général de la wilaya sur ce problème mais en vain. Pour les parents, l’état de cette route représente un grave danger sur les écoliers d’autant plus que l’hiver arrive à grand pas. Une saison caractérisée, selon eux, par d’importantes chutes de pluie dans une région connue pour ses glissements de terrains. Devant le risque qui pèse sur leurs progénitures et sur la mosquée, les parents d’élèves interpellent le président de l’APC de Dirah pour relancer les travaux de réalisation du mur de soutènement. Les mêmes parents espèrent une réaction rapide des services de la direction de l’éducation pour combler les insuffisances signalées au niveau de l’école primaire.
D. M.
