Brèves de Tadmaït – Sit-in des parents d’élèves devant la mairie

Ils sont des dizaines de parents d’élèves, dont les enfants sont scolarisés au primaire, collège ou au lycée, à se rassembler devant le siège de l’APC de Tadmaït pour revendiquer le transport scolaire et l’ouverture des cantines. «Nous réclamons aux autorités municipales de mettre à la disposition de nos enfants le transport scolaire et la réouverture des cantines scolaires dans toutes les écoles primaires de la commune», nous ont expliqué les protestataires que nous avons approché lors de leur action, mercredi dernier. «Le transport scolaire n’a pas repris faute de paiements des transporteurs, la saison écoulée. Les conventions entre les transporteurs et l’APC ne sont pas encore établies et cosignées. Nous sommes à la troisième semaine de la rentrée scolaire et nos enfants vivent le calvaire. Les lycéens des villages de Sid Ali Bounab, Aït Saâda, Aït Khercha, Medhoum et Tlata sont restés chez eux depuis une semaine, soit une semaine de retards dans les cours pour eux». Les contestataires relèvent avec amertume tout en contenant leur colère : «Les cantines de toutes les écoles ne sont pas fonctionnelles et nos enfants ne sont pas en mesure d’étudier dans de telles conditions. Nous avons décidé de les garder à la maison». En l’absence du maire, une délégation a été reçue par le secrétaire générale de la municipalité. Au sortir de la réunion, les parents d’élèves nous ont informés que l’absence de transport scolaire est, selon le SG de l’APC, de «la faute aux transporteurs qui ne veulent pas se manifester pour reconduire les conventions». Pour les transporteurs c’est un autre son de cloche qu’ils (les parents) entendent : « nous ne travaillerons pas sans documents et l’APC doit payer les antécédents». Il est certain qu’avec ces deux versions, le bras de fer est engagé et n’est pas prêt de s’estomper. Les grands perdants sont les élèves qui risquent de prolonger leur mouvement de grève plus longtemps. Et pour faire pression sur les autorités, les parents ont décidé de fermer le siège de l’APC à partir de demain si aucune solution ne viendrait satisfaire leurs doléances.

M. A. Tadjer