Les travailleurs de l’APC de Mechtras et d’Assi Youcef, tous grades confondus, attendent avec impatiences leurs salaires du mois de février. Et l’impatience et l’indignation ne se lisent pas seulement dans les yeux des travailleurs, mais surtout dans ceux des présidents des APC et leurs adjoints. C’est en ces termes que nous a confié M. Haliche Amar, président de l’APC de Mechtras : « Aujourd’hui, je ne peux donner d’ordres à un agent ou autre travailleur de l’APC de faire quoi que ce soit, du moment qu’il n’est pas payé pour ce qu’il a déjà fait ». Et d’ajouter qu’il a frappé à toutes les portes du chef de daïra jusqu’aux hautes sphères pour débloquer cette situation, mais en vain. Pourtant, tout est fait au niveau des APC et le budget primitif, qui prévoit le traitement des travailleurs, est approuvé. M. Haliche, qui a eu à gérer la municipalité avant les élections partielles du 24 novembre 2005, comme administrateur communal, dit n’avoir jamais connu une situation pareille. Même son de cloche chez la commune voisine d’Assi Youcef, où M. Saïdani, 1er vice-président, estime que cela est un blocage caractérisé, et ajoute que les responsables de l’APC sont les premiers désignés du doigt par les autres travailleurs, alors que ni le P/APC ni les adjoints ne sont payés et ne sont responsables. « Pourtant, enchaîne-t-il, la loi prévoit qu’on peut payer à découvert en attendant le virement au compte de l’APC ». Mais, pour le moment, la tension est à son paroxysme. Quand on sait que ces deux communes sont déshéritées et n’ont pas d’entrées conséquentes en impôts.
Salem Amrane
