Béjaïa Célébration de la Journée mondiale de l’habitat – Hattab inaugure le salon

À l’occasion de la Journée mondiale et arabe de l’habitat, la Maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa a abrité, hier, un Salon de l’habitat auquel ont pris part différents acteurs du secteur.

C’est le wali Mohamed Hattab qui l’a inauguré, en compagnie du vice-président de l’APW et du directeur du logement. Il y avait de stands des institutions et organismes activant dans le domaine et que la délégation wilayale a visité l’un après l’autre et où des explications ont été données au wali et à ses collaborateurs. Béjaïa a bénéficié depuis 2000 à ce jour de 122 789 logements, tous segments confondus. Pour l’heure, la demande serait d’une cinquantaine de milliers pour 45 000 unités de programmées. «Donc, la crise du logement est derrière nous», déclarera le wali qui saisira l’occasion pour donner sa vision des choses et présenter son bilan depuis sa prise de fonction dans la wilaya de Béjaïa. «Il faut aller vers l’éco-construction et ce travail doit se faire sur le terrain et non pas à travers des discours sans lendemains», soulignera le premier responsable de la wilaya de Béjaïa. En relatant les actions entreprises par ses soins depuis son arrivée, il dira que, contrairement à certains responsables qui crient sur tous les toits ce qu’ils comptent faire, lui et ses collaborateurs ont pu régler beaucoup de problèmes sans tambour ni trompettes. Il enchaînera en disant que Béjaïa croule sous les ordures et cela n’est pas nouveau mais cette situation sera réglée comme ce fut le cas pour le passage du gaz de ville vers les communes de l’Est par Tidhelsine. D’ailleurs, le gaz sera mis en service dès le début de l’année prochaine, fera-t-il savoir. Concernant les logements, il y a quelque 5 000 logements de réalisés mais bloqués par des contraintes, telles que les viabilisations. Pour ce qui est de l’eau, Mohamed Hattab s’étonnera que la wilaya de Béjaïa possède deux barrages qui alimentent même les wilayas voisines et pourtant, aucune commune de la wilaya de Béjaïa n’est assez nantie en ce précieux liquide. Concernant les retards dans la réalisation des projets, le wali dira que le défi à relever est celui de maîtriser les délais, car si au niveau national la norme est d’une année, pour la réalisation d’une centaine de logements ce n’est pas du tout le cas à Béjaïa. Lors de son passage à travers les stands, le wali a eu droit à la présentation de la situation du logement et des équipements publics à Béjaïa. C’est ainsi que des explications au sujet du plateau de Sidi Boudrahem de 200 hectares, où sont programmés la construction de plus d’une dizaine de milliers de logements et 27 équipements, ont été données. Dommage, soulignera le présentateur, qu’il ait été enregistré quelque 200 habitations construites illicitement et il tirera la sonnette d’alarme en demandant aux autorités d’intervenir pour arrêter ce fléau. En plus de cela, les autres responsables ont présenté des situations de la caisse nationale du logement où il a été rapporté qu’il y a eu un décaissement d’une douzaine de milliards de dinars depuis le début de l’année en cours, ou encore la présentation par les autres institutions de la réhabilitation du parc immobilier et du cadre bâti ou constructions endommagées par les séismes. Les équipements réalisés ou en phase de finition ont été également rapportés à titre informatif au wali. Avant de quitter la maison de la culture vers le CHU, où il attribuera les décisions d’affectation de six ambulances aux communes démunies en infrastructures hospitalières, le wali déballera tout ce qu’il avait dans le cœur au sujet de l’un de ses prédécesseurs qui aurait utilisé les réseaux sociaux pour s’attaquer à sa personne et remettre en cause tout le travail qui se fait actuellement à Béjaïa. Il parlera également du dégel des projets structurants, touchant les secteurs de la santé, de l’hydraulique et de l’éducation, pour confirmer sa volonté et celle de ses collaborateurs de concrétiser sur le terrain tous les projets en instance.

A. Gana