La Route nationale n°15 qui relie la daïra de M’chedallah (Bouira) à celle d’Aïn El Hammam (Tizi Ouzou) par le col de Tirourda, à quelque 2 000 m d’altitude, est incontestablement un axe routier très stratégique qui connaît une intense circulation routière, essentiellement durant la période de l’été. Il est emprunté par des familles qui se déplacent des deux versants sud et nord du mont Djurdjura, mais surtout par les commerçants et les routiers. C’est un véritable raccourci qui fait gagner à ses usagers des heures de route. Ni les perpétuels faux-barrages dressés durant les années 90, et même après, ni l’état de la route qui est dans un état de délabrement avancé n’ont eu raison d’eux, sauf le climat. En effet, les conditions météorologiques très rigoureuses dans cette région de haute altitude, font que la route reste bloquée par la neige dès les premières chutes d’automne et ce, jusqu’à leurs fontes au printemps. Difficile de dégager la route à cause des moyens rudimentaires dont dispose l’APC d’Aghbalou qu’il faudrait équiper au moins d’un chasse-neige. Le problème de l’état de la route reste posé même après la fonte totale de la poudreuse, puisqu’elle demeure impraticable, obstruée par des rochers, de la boue, de glissements importants de terre ; elle reste telle qu’elle, abandonnée. A ce rythme, la RN 15 risque de se couper d’elle-même, à l’usure, si les autorités concernées de la wilaya de Bouira et Tizi Ouzou ne réagissent pas à temps, et ce serait vraiment dommage de confiner cette région paradisiaque du Parc national du Djurdjura.
Rayane B.
