La 7e édition de la Fête du miel et de l’abeille, organisée par l’association des apiculteurs de Béjaïa en association avec la Chambre de l’agriculture, a été lancée, hier, par Mohamed Hattab, wali de Béjaïa.
Cinquante-trois apiculteurs, venus de 49 communes de la wilaya de Béjaïa, ont pris part à cette manifestation économique, tenue au niveau du hall d’entrée de la Maison de la culture Taos Amrouche du chef-lieu de wilaya. Lors de l’allocution d’inauguration, le wali a été interpellé par le président de la Chambre de l’agriculture qui a soulevé le problème de l’inexistence de siège pour son institution, ainsi que par le président de l’association des apiculteurs au sujet de l’ouverture de pistes agricoles et de l’affectation d’un siège pour son association. En réponse, le wali promettra un terrain pour la chambre afin qu’elle construise son propre siège et chargera le conservateur des forêts de multiplier les ouvertures de pistes en 2018 et le directeur des services agricoles de voir la possibilité d’affecter un local au niveau d’une CAPCS à cette association d’apiculteurs. Cette rencontre économique comporte un cycle de conférences que présenteront des cadres du secteur de l’agriculture et des professeurs universitaires. Les caractéristiques du miel, la relance de l’agriculture familiale, l’importance du pollen pour le bien-être des abeilles, les ressources en eau et la gestion de la dynamique des populations de Varroa sont les thèmes développés dans l’après-midi. Approchés, le président et le trésorier de l’association ont déclaré que ces journées économiques sont organisées dans le but de lancer la coopérative de wilaya, laquelle a été créée depuis quelques temps. Ils parleront également des défis de la filière agricole, à savoir l’organisation pour pouvoir défendre le métier et passer à la professionnalisation pour éviter de rester dans le bricolage. Au niveau du hall, plusieurs variétés de miel sont exposées y compris du savon aux fruits et feuilles de figue et l’extrait de lentisques. Cette manifestation durera jusqu’à demain.
A. Gana

